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Hausse salariale des travailleurs étrangers : coup dur pour l’industrie du camionnage, dénonce l’ACQ

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Hausse salariale des travailleurs étrangers : coup dur pour l’industrie du camionnage, dénonce l’ACQ

L’Association du Camionnage du Québec critique vivement la hausse salariale imposée aux travailleurs étrangers temporaires, affirmant que cette mesure met en péril l’industrie essentielle du transport routier.

L’Association du Camionnage du Québec (ACQ) a vivement réagi à l’annonce du ministre Boissonnault du 21 octobre 2024 concernant une augmentation de 20% du salaire minimum pour les travailleurs étrangers temporaires dans le cadre du Programme des Travailleurs Étrangers Temporaires (PTET).

Selon l’ACQ, cette décision est en décalage total avec les réalités économiques auxquelles les entreprises de transport font face.

Pour de nombreux transporteurs, cette hausse salariale constitue un fardeau supplémentaire. En effet, 85% des transporteurs au Québec emploient moins de neuf personnes, et beaucoup comptent sur le programme des travailleurs étrangers temporaires pour combler la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur. Cette mesure, bien qu’annoncée dans l’idée de protéger les emplois canadiens et de prévenir les abus du programme, risque d’accentuer les difficultés financières des petites entreprises de camionnage déjà fragilisées.

L’ACQ souligne également l’incapacité du gouvernement à aborder concrètement un problème majeur de l’industrie : le stratagème « Chauffeur inc. ». Ce système, qui consiste à mal classer des chauffeurs comme travailleurs autonomes alors qu’ils devraient être considérés comme des employés, crée une concurrence déloyale dans l’industrie. Les employeurs qui utilisent ce stratagème échappent aux coûts liés aux déductions à la source, tandis que les chauffeurs incorporés ne bénéficient pas des avantages habituels des employés, tels que les congés payés ou les assurances.

Ce décalage renforce les tensions entre le Gouvernement et l’industrie du camionnage, qui transporte 54% des marchandises au Québec et représente plus de 2% de l’économie totale. En plus de ne pas répondre aux vrais enjeux, ces mesures risquent d’encourager les entreprises à continuer d’utiliser des chauffeurs incorporés!

L’ACQ demande donc au ministre Boissonnault d’annuler cette hausse de 20% du salaire minimum pour les travailleurs étrangers temporaires, car elle menace de mettre encore plus de pression sur un secteur vital pour l’économie. Ils demandent aussi que le gouvernement agisse rapidement pour s’attaquer au problème du stratagème « Chauffeur inc. » en prenant des mesures concrètes contre les entreprises qui ne respectent pas les règles.

Marc Cadieux, PDG de l’ACQ, dénonce ce manque de clarté dans les décisions du gouvernement dans un communiqué de presse publié plus tôt aujourd’hui :

« L’utilisation massive de chauffeur incorporés dans notre industrie est une réalité. Même si le Gouvernement n’ose évoquer explicitement le problème dans son communiqué, c’est un éléphant dans la pièce. Nos entreprises conformes sont des victimes quotidiennes de ce fléau, il y a urgence à agir pour obtenir des résultats tangibles. »

Plus sur le sujet :

Marc Cadieux, président de l'ACQ, dénonce le stratagème "chauffeur inc" et appelle à des actions concrètes.

Écoutez les entrevues réalisées sur le stratagème Chauffeur Inc.

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