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Trump veut rétablir l’obligation pour les camionneurs de parler anglais

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Trump veut rétablir l’obligation pour les camionneurs de parler anglais

Trump s'apprête à signer un décret exécutif qui rétablira l'obligation pour les camionneurs de démontrer une maîtrise suffisante de l’anglais.

Le président Donald Trump s’apprête à signer un décret exécutif qui rétablira l’obligation pour les conducteurs de véhicules lourds de démontrer une maitrise suffisante de l’anglais aux États-Unis.

Cette exigence, déjà inscrite dans la réglementation américaine, avait été assouplie au cours des dernières années. Selon le secrétaire aux Transports, Sean Duffy, l’objectif est de replacer la compétence linguistique parmi les critères pouvant entrainer la mise hors service d’un camionneur lors d’une inspection.

Une fois le décret en vigueur, les conducteurs de camions commerciaux qui ne maîtrisent pas suffisamment l’anglais pourraient :

  • Être mis hors service immédiatement lors d’une inspection routière ;
  • Recevoir des amendes dans certains États, comme en Arkansas ;
  • Ne plus pouvoir utiliser de traducteurs électroniques ou d’aides technologiques lors des inspections ;
  • Être considérés en infraction pour des raisons de sécurité routière.

Depuis 2016, les conducteurs étaient autorisés à utiliser des outils de traduction pour communiquer avec les inspecteurs, après une modification du Commercial Vehicle Safety Alliance (CVSA). Toutefois, plusieurs organisations, dont l’Owner-Operator Independent Drivers Association (OOIDA), réclamaient un retour aux règles antérieures, soulignant que la maitrise de l’anglais est essentielle pour comprendre la signalisation, répondre aux autorités et assurer la sécurité sur les routes.

Dans cette lignée, l’Arkansas a récemment adopté une loi imposant une amende de 500$ aux conducteurs commerciaux incapables de démontrer une connaissance suffisante de l’anglais. Le décret fédéral viendrait soutenir cette approche, rappelant que « l’anglais est une exigence de sécurité non négociable pour les chauffeurs professionnels », selon un projet de texte relayé par Breitbart.

Avant l’assouplissement de 2016, les inspecteurs américains relevaient chaque année plus de 80,000 infractions liées à l’anglais. Depuis, ce nombre est tombé à environ 8,000 à 10,000 infractions annuellement, sans pouvoir entrainer de mise hors service des conducteurs.

L’OOIDA a salué la décision de l’administration Trump, qualifiant cette mesure de « retour au bon sens » en matière de sécurité routière. Son président, Todd Spencer, a rappelé que « comprendre les panneaux, les consignes d’urgence et pouvoir interagir avec les forces de l’ordre est vital pour éviter les accidents ».

D’autres organisations du camionnage, comme l’American Truckers United, ont également exprimé leur soutien, y voyant un pas important pour mieux protéger l’ensemble des usagers de la route.

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