
De nouvelles données publiées par le JPMorgan Chase Institute indiquent que les tarifs douaniers imposés par l’administration de Donald Trump ont eu un impact marqué sur les entreprises américaines de taille intermédiaire.
Selon cette analyse fondée sur des données de paiements réels, les droits de douane acquittés par ces entreprises ont triplé en un an.
Ces sociétés, dont les revenus annuels se situent généralement entre 10 millions et 1 milliard de dollars et qui emploient collectivement près de 48 millions de travailleurs, représentent précisément le segment économique que Donald Trump affirmait vouloir protéger et relancer.
Face à cette hausse rapide des coûts, les entreprises concernées n’ont d’autre choix que de s’ajuster. Plusieurs absorbent le choc en augmentant leurs prix, en ralentissant l’embauche ou en acceptant une baisse de leurs marges bénéficiaires. L’étude montre ainsi que, contrairement au discours officiel de la Maison-Blanche, ce sont bien les entreprises américaines, et ultimement les consommateurs, qui assument la majeure partie du fardeau des tarifs.
Les chercheurs observent également une baisse d’environ 20% des paiements vers la Chine par rapport à l’automne 2024, ce qui pourrait indiquer une réorientation partielle des chaînes d’approvisionnement, même s’il demeure difficile de savoir si les importations sont simplement redirigées par d’autres pays.
Malgré ces constats, l’administration Trump continue de défendre les tarifs comme un levier économique positif, tout en attaquant publiquement les études qui en démontrent les effets négatifs. Les droits de douane moyens sont passés d’environ 2,6% à 13%, une hausse qui a contribué à des tensions sur les marchés financiers et à un ralentissement de l’embauche.
Si l’inflation n’a pas explosé jusqu’à maintenant aux États-Unis, des économistes estiment que les prix à la consommation sont plus élevés qu’ils ne l’auraient été sans ces mesures. Pendant que les entreprises s’adaptent encore à ce nouvel environnement commercial, l’incertitude demeure, d’autant plus que la Cour suprême doit bientôt se prononcer sur la légalité des pouvoirs utilisés pour imposer ces tarifs.
De son côté, le camionnage évolue toujours dans un contexte de demande de transport modérée et d’incertitude liée aux tarifs, même si le marché n’est plus en chute comme en 2025. Les volumes de marchandises demeurent relativement faibles, ce qui montre que la reprise tarde encore, surtout pour le transport longue distance. Malgré tout, certains créneaux montrent de légers signes de stabilisation, sans qu’on puisse encore parler d’une véritable reprise du secteur.











