
Selon certains médias internationaux, le Canada jouerait actuellement un rôle important dans des discussions visant à rapprocher l’Union européenne et le Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership (un accord regroupant principalement des pays de la région indo-pacifique).
Sous le leadership du premier ministre canadien Mark Carney, ces échanges auraient pour objectif de renforcer les liens commerciaux entre plusieurs pays à l’économie « de taille moyenne » ou non-dominante, dans un contexte de tensions commerciales persistantes avec les États-Unis.
Les discussions porteraient notamment sur les règles d’origine, un mécanisme qui permet de déterminer la provenance d’un produit et de faciliter la circulation des marchandises entre pays partenaires. Une telle approche viserait à mieux intégrer les chaînes d’approvisionnement entre l’Europe et plusieurs pays de la région indo-pacifique, dont le Canada, le Japon, l’Australie et le Vietnam, sans pour autant créer un nouvel accord commercial formel à court terme.
Selon certaines sources diplomatiques, le Canada aurait déjà entamé des démarches auprès de partenaires clés afin de sonder leur ouverture à une meilleure compatibilité entre les accords commerciaux existants. Des échanges auraient notamment eu lieu avec des représentants européens et asiatiques afin d’évaluer les gains potentiels pour les entreprises, particulièrement dans les secteurs manufacturier, logistique et industriel.
Toujours selon ces informations, l’intérêt pour ce type de rapprochement serait aussi porté par des acteurs économiques, qui y voient un moyen de réduire certains coûts liés aux chaînes d’approvisionnement mondiales et d’améliorer la prévisibilité des échanges. Toutefois, plusieurs observateurs estiment que la complexité réglementaire et les priorités politiques propres à chaque région pourraient ralentir l’évolution du dossier à court terme.
Toujours selon ces informations, les pourparlers en seraient à un stade préliminaire et aucune entente officielle n’aurait encore été conclue.
Un rapprochement entre l’Union européenne et les pays du CPTPP pourrait ainsi contribuer à réduire la dépendance de plusieurs économies envers le marché américain, notamment pour certaines chaînes d’approvisionnement stratégiques. L’objectif ne serait pas d’exclure les États-Unis, mais plutôt de limiter l’effet de levier associé aux tarifs et aux mesures commerciales unilatérales, en offrant davantage d’options aux partenaires commerciaux.
Cette initiative s’inscrirait dans une volonté plus large de diversification des échanges et de réduction de la dépendance à un seul marché, alors que les politiques tarifaires américaines continuent d’influencer les décisions économiques et logistiques à l’échelle mondiale.
(Liste des pays membres du Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership : Canada, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Mexique, Chili, Pérou, Malaisie, Singapour, Vietnam, Brunei, Royaume-Uni. Le Royaume-Uni est membre du CPTPP depuis peu, mais l’entrée en vigueur avec le Canada dépend de la ratification canadienne.)











