Groupe Transwest

Home Nouvelles Recrutement : les appels manqués peuvent coûter cher aux transporteurs

Recrutement : les appels manqués peuvent coûter cher aux transporteurs

0
Recrutement : les appels manqués peuvent coûter cher aux transporteurs

Camions semi-remorques sur la route avec un téléphone affichant un appel manqué, illustrant l’impact des appels non répondus dans le recrutement des camionneurs.

Dans l’industrie du transport routier, les cycles économiques influencent directement le recrutement des camionneurs.

Lorsque le volume de marchandises augmente, les entreprises doivent souvent accélérer leurs efforts d’embauche.

Dans ce contexte, un détail opérationnel peut pourtant avoir un impact important sur l’efficacité du recrutement : la gestion des appels téléphoniques des candidats.

Même si plusieurs candidatures passent aujourd’hui par Internet, le téléphone demeure très utilisé dans l’industrie du transport. Plusieurs conducteurs appellent directement, souvent depuis la route, pour obtenir des réponses rapides sur le salaire, les routes ou le temps à la maison avant de décider de postuler.

Un appel entrant représente souvent un candidat déjà intéressé par un poste. Et lorsqu’un appel n’est pas répondu, l’entreprise perd une occasion de créer un premier contact, même si elle a déjà investi en publicité ou en recrutement pour générer cet appel.

Selon certaines données provenant de Randall Reilly, seulement 15 à 20% des camionneurs laissent un message vocal lorsqu’ils ne réussissent pas à joindre un recruteur, ce qui signifie que plusieurs occasions disparaissent sans possibilité de suivi.

Un exemple simple illustre l’impact potentiel. Une entreprise qui reçoit 1,000 appels par mois et qui en manque 70% pourrait voir environ 350 appels réellement perdus, même en tenant compte des candidats qui rappellent. Si l’on estime qu’un appel coûte environ 25$ à générer, cela représente déjà 8,750$ dépensés pour des contacts qui n’ont jamais été traités.

Dans l’industrie, on estime qu’en moyenne il faut environ 40 appels de candidats pour mener à une embauche, ce qui représente environ 2,5 % des appels qui se transforment réellement en embauche. Dans ce scénario, ces 350 appels manqués pourraient représenter environ huit chauffeurs potentiels qui ne seront jamais embauchés.

Si chaque camion en opération peut générer autour de 13,000$ de revenus mensuels, ces postes non comblés pourraient représenter plus de 100,000$ de revenus qui ne se concrétisent pas.

Pour plusieurs transporteurs, améliorer la gestion des appels entrants peut donc devenir un levier simple pour améliorer le recrutement. Que ce soit en analysant le taux d’appels manqués, en facilitant le premier contact avec les candidats ou en utilisant certaines technologies pour filtrer les appels, chaque occasion de parler à un conducteur intéressé peut faire la différence dans une industrie où la main-d’œuvre demeure un enjeu.

Dans un contexte où le transport peut reprendre rapidement, le recrutement peut paradoxalement devenir plus difficile. Lorsque les camionneurs roulent et que leurs revenus augmentent, plusieurs cherchent moins activement un nouvel emploi, tandis que les entreprises qui avaient ralenti leurs efforts de recrutement reviennent sur le marché en même temps. La concurrence pour attirer les conducteurs s’intensifie alors que le bassin de candidats se resserre.

ashtelecall