Groupe Transwest

Home Nouvelles Anglais obligatoire aux États-Unis : Voici comment être bien préparé

Anglais obligatoire aux États-Unis : Voici comment être bien préparé

0
Anglais obligatoire aux États-Unis : Voici comment être bien préparé

nspecteur routier américain discutant en anglais avec un camionneur lors d’une inspection, illustrant l'importance d'être bien préparé pour l'anglais obligatoire aux États-Unis.

Dès le 25 juin 2025, les conducteurs de camions aux États-Unis pourraient être mis hors service s’ils ne démontrent pas une maitrise suffisante de l’anglais.

Le critère de compétence linguistique (English Language Proficiency – ELP) sera réintégré officiellement dans les critères d’immobilisation de la Commercial Vehicle Safety Alliance (CVSA), après une pause de près de dix ans. Cette fois, l’application s’annonce plus rigoureuse et systématique.

Historique du réglement

Bien que la maitrise de l’anglais soit une exigence réglementaire aux États-Unis depuis 1936, elle avait été retirée des critères de mise hors service en 2015. Durant cette période, les conducteurs ne risquaient plus l’immobilisation immédiate pour cette seule raison. Toutefois, l’obligation elle-même n’a jamais disparu des règlements fédéraux. Jusqu’à récemment, les inspecteurs pouvaient toujours émettre une contravention pour non-conformité au règlement 49 CFR §391.11, mais en tolérant l’usage d’outils comme des applications de traduction ou des fiches visuelles.

Le retour du critère ELP dans les critères d’immobilisation changera la donne. À compter du 25 juin, toute inspection routière débutera en anglais (ce qui n’était pas toujours le cas).

Si l’agent a des doutes quant à la compréhension du conducteur, une évaluation sera enclenchée.

L’évaluation comprendra deux étapes (FMCSA) :
  1. D’abord, un entretien oral où le conducteur devra répondre en anglais à des questions sur son itinéraire, ses documents ou son chargement.
  2. Si cette première étape est réussie, le conducteur devra identifier et expliquer des panneaux de signalisation routière, conformément aux normes américaines (MUTCD).

Aucun outil de traduction ne sera permis, et toute défaillance pourra entrainer une mise hors service immédiate.

Conséquences d’un anglais insuffisant

Ce retour aux critères d’immobilisation vise à renforcer la sécurité routière et à s’assurer que les conducteurs sont en mesure de comprendre les instructions, les panneaux, et de communiquer efficacement avec les autorités. Les conséquences d’une non-conformité pourraient être lourdes pour les transporteurs : retards de livraison, produits périssables perdus, pénalités contractuelles et même des amendes pour non-respect des qualifications des chauffeurs.

Les entreprises de transport sont donc appelées à agir rapidement. Celles qui n’ont pas encore intégré un test d’anglais à leur processus d’embauche devraient le faire d’ici le 25 juin. Pour les conducteurs déjà en poste, il pourrait être judicieux d’offrir des formations ou des séances de simulation. L’objectif n’est pas d’imposer un anglais parfait, mais de garantir que le conducteur est capable de répondre aux exigences minimales prévues par la loi.

Il faut aussi rappeler que toute démarche de vérification de la compétence linguistique doit être appliquée équitablement, sans tomber dans la discrimination. Ce ne sont ni la langue maternelle, ni l’accent, ni le fait d’être bilingue qui comptent ici. Un conducteur qui traverse déjà régulièrement vers les États-Unis et qui réussit à répondre aux questions habituelles des douaniers et inspecteurs sans aide extérieure (comme une application de traduction) devrait normalement être en mesure de répondre aux attentes. Il n’est pas question ici de parler un anglais parfait ou soutenu, mais simplement d’avoir un niveau fonctionnel suffisant pour assurer une communication de base en situation d’inspection.

Ce durcissement du règlement marque une nouvelle ère pour les inspections routières aux États-Unis. Les transporteurs qui anticipent bien cette transition éviteront des désagréments et renforceront la conformité de leurs opérations transfrontalières.

Lire plus : 

Maitrise de l’anglais obligatoire pour les camionneurs aux États-Unis : ce qu’il faut savoir

ashtelecall