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Transport en vrac : le PQ interpelle la CAQ sur l’attribution des contrats

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Transport en vrac : le PQ interpelle la CAQ sur l’attribution des contrats

Joël Arseneau, député du Parti Québécois, à l’Assemblée nationale du Québec lors de la période de questions du 28 mai 2025 sur le transport en vrac.

Lors de la période de questions du 28 mai 2025 à l’Assemblée nationale, le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du Parti Québécois en matière de Transports, Joël Arseneau, a soulevé des préoccupations concernant la gestion de l’octroi des contrats publics de transport en vrac.

Il accuse le gouvernement de la CAQ de nuire aux camionneurs artisans et, par conséquent, au développement économique régional.

Selon le député, une part importante du transport en vrac serait actuellement attribuée sans respecter les règles d’encadrement prévues au Québec, notamment en ce qui concerne le courtage.

Il affirme que certains contrats sont octroyés de gré à gré à des transporteurs qui ne détiennent pas de permis de courtage, ce qui, selon lui, compromettrait l’intégrité du système et favoriserait les risques de corruption ou de collusion.

Le Parti Québécois demande au gouvernement de revoir sa position et de réintégrer des mécanismes favorisant les transporteurs locaux, titulaires de permis, dans l’attribution des marchés publics. Joël Arseneau avance que près de 600 millions de dollars en retombées économiques régionales pourraient être générés si ces contrats étaient confiés aux camionneurs artisans établis dans les régions.

Il déplore également la décision de la Société québécoise des infrastructures (SQI), en janvier 2024, de ne plus appliquer la clause qui favorisait les camionneurs locaux dans l’attribution des contrats, une pratique qui était en vigueur depuis 15 ans. Cette clause avait pour objectif de maximiser les retombées économiques dans les régions où sont réalisés les travaux.

Rappelons que le transport en vrac représenterait entre 15 et 18% des dépenses en infrastructures du gouvernement. La gestion de ces contrats par la SQI concerne plusieurs centaines de projets liés à divers ministères et organismes publics.

Le gouvernement n’a pas encore réagi publiquement aux propos du député ni aux revendications formulées par le Parti Québécois.

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