
Quarante camionneurs mexicains ont récemment perdu leur droit de circuler sur les routes américaines en raison de leur maîtrise insuffisante de l’anglais.
Cette mesure découle d’un décret présidentiel appliqué en juin, qui exige que tous les conducteurs de véhicules commerciaux puissent comprendre et communiquer au minimum avec un anglais de base.
Selon un représentant de l’industrie du transport mexicaine, les contrôles ont principalement eu lieu au Texas, au Mississippi et en Arkansas.
Les camionneurs mis hors service risquent désormais des amendes pouvant aller jusqu’à 50,000$ US s’ils sont surpris à reprendre la route sans avoir amélioré leur niveau de langue. Bien que la loi sur la compétence linguistique existe depuis longtemps, son application rigoureuse est récente, et elle suscite des réactions diverses des deux côtés de la frontière.
On estime qu’environ 80,000 camionneurs mexicains traversent chaque jour vers les États-Unis, dont près de 70% ne maîtriseraient pas suffisamment l’anglais pour répondre aux exigences de base. Si une grande partie d’entre eux devait être retirée du réseau routier, cela pourrait engendrer des perturbations majeures dans la chaîne d’approvisionnement et nuire au commerce.
La mesure, bien qu’elle vise une meilleure sécurité, soulève donc des inquiétudes économiques, notamment dans les secteurs dépendants du transport transfrontalier, spécialement du côté du Mexique. Plusieurs voix s’élèvent pour demander un encadrement plus progressif, voire un accompagnement linguistique, afin d’éviter un impact trop brutal sur l’industrie.
Pas de cas signalé au Québec, mais la vigilance est de mise
Au Québec, aucune mise hors service de camionneurs n’a été signalée à ce jour, selon l’Association du camionnage du Québec (ACQ). L’ACQ recommande néanmoins aux transporteurs d’évaluer le niveau d’anglais de leurs chauffeurs avant tout départ vers les États-Unis. Cette préparation, qui fait partie des bonnes pratiques, permet de réduire considérablement le stress et d’éviter les mauvaises surprises.
Un minimum de vocabulaire est requis, notamment pour répondre à des questions sur la cargaison, l’origine et la destination du voyage, ou encore pour comprendre les directives en cas d’inspection. Être capable de lire et comprendre la signalisation routière est également essentiel, et même si cela semble aller de soi, une petite révision ne peut qu’être bénéfique.
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