
La hausse du prix de l’essence, alimentée par les tensions et le conflit en Iran, s’invite déjà dans le débat politique au Québec.
Des candidats à la direction de la Coalition Avenir Québec affirment vouloir redistribuer aux citoyens une partie des revenus supplémentaires que l’État perçoit lorsque le prix du carburant grimpe.
Selon eux, l’augmentation des prix à la pompe entraîne une hausse des montants encaissés par le gouvernement grâce aux taxes appliquées sur l’essence.
Bernard Drainville propose de remettre directement cet argent aux contribuables si son parti forme le prochain gouvernement.
« Je pense que cet argent appartient aux Québécois. Alors je prends un engagement très simple : lorsque nous prendrons le pouvoir, lorsque je serai chef du gouvernement, nous allons calculer combien d’argent supplémentaire l’État a encaissé en raison de la hausse du prix de l’essence. Et cet argent, nous allons le retourner directement dans la poche des Québécois… » a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux.
De son côté, Christine Fréchette, parle plutôt d’une baisse du coût des immatriculations pour redonner cet argent aux automobilistes.
« À ce sujet, j’ai d’ailleurs aboli le prix plancher de l’essence à la pompe lorsque j’étais ministre de l’Économie. Il faut continuer d’agir. Si je suis élue cheffe de la CAQ, je m’engage à ce que les revenus supplémentaires cumulés dans les coffres de l’État, qui sont liés à l’augmentation du coût de l’essence à la pompe en raison du conflit actuel, seront directement remis dans les poches des automobilistes québécois, via une réduction du coût des immatriculations. »
Les autres partis politiques demeurent plus prudents face à la situation. Selon ce que rapporte LCN, le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, estime qu’il faut attendre de voir si la hausse des prix du pétrole va réellement durer avant d’annoncer des mesures majeures, comme le soulignent également certains experts.
« On l’a vu lundi le 9 mars; on a commencé la journée à 115$ le baril, puis il a chuté à 85$ le baril. Donc, on est vraiment dans la spéculation financière, on est encore dans l’anticipation plus que dans des conséquences concrètes très réelles. Maintenant, si ça perdure, ça va forcément avoir un impact sur l’économie », explique Pierre-Olivier Pineau, professeur au HEC Montréal, à Truck Stop Québec.
De son côté, le Parti québécois rappelle avoir déjà proposé de redistribuer environ 800 millions de dollars provenant de la baisse de la taxe carbone fédérale afin d’en faire bénéficier les Québécois.











