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Grève et lock-out des trains: Combien de temps avant une pénurie et une hausse des coûts?

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Grève et lock-out des trains: Combien de temps avant une pénurie et une hausse des coûts?

Grève et lock-out des trains au CN et CPKC, combien de temps avant une pénurie et une hausse des coûts?

Depuis le début de la grève et lock-out des trains, les industries craignent des pénuries et ont déjà commencé un transfert des marchandises vers le transport routier, ce qui pourrait entraîner une hausse des coûts. Les entreprises augmentent le nombre de camions sur les routes, mais même avec cette augmentation des trajets, cela pourrait ne pas suffire à remplacer le transport ferroviaire. En conséquence, des délais de livraison et une hausse des prix pour les consommateurs sont à prévoir si l’arrêt de transport ferroviaire persiste.

Pétrole et carburant :

En cas d’une interruption prolongée des livraisons de pétrole brut en raison de la grève, les effets seront rapidement perceptibles, avec des pénuries de carburant se manifestant en environ 7 à 10 jours. Les raffineries, qui dépendent fortement du transport ferroviaire pour leur approvisionnement, seront particulièrement touchées, notamment dans les régions sans pipelines alternatifs suffisants. Cette situation provoquera une diminution rapide des stocks de carburant, entraînant une hausse des prix à la pompe, surtout dans les zones éloignées des centres de distribution.

Impact pour les consommateurs :
  1. Hausse des prix du carburant
  2. Augmentation des coûts de transport et des biens de consommation
  3. Réduction des services de transport
  4. Régions les plus touchées : Les zones rurales ou éloignées seraient les plus vulnérables, car elles dépendent presque exclusivement des livraisons ferroviaires pour leur approvisionnement en carburant et autres marchandises essentielles. Ces régions pourraient connaître des pénuries plus graves en raison du manque d’alternatives.
Produits alimentaires :

Si la grève entraine une interruption prolongée du transport ferroviaire, les pénuries alimentaires pourraient survenir en 1 à 2 semaines, affectant particulièrement les produits frais. Les épiceries et les détaillants disposent généralement de stocks pour cette période, mais une fois épuisés, les étagères pourraient rapidement se vider. Les hausses de prix seraient inévitables en raison de la diminution des stocks et des difficultés logistiques.

Près de 80 à 85% des produits agricoles canadiens sont transportés par rail. Un arrêt des trains pourrait causer des pénuries sévères et généralisées dans les épiceries, avec des impacts plus marqués dans l’Ouest canadien, où les options de transport alternatives sont limitées. Une fois les stocks épuisés, il pourrait falloir jusqu’à six semaines pour rétablir pleinement les chaînes d’approvisionnement, exacerbant les coûts pour les fabricants et les détaillants.

  • Les détaillants pourraient devoir faire face à des augmentations des coûts logistiques, notamment en raison du recours accru au transport par camion, qui est plus coûteux et moins efficace que le rail. Cela contribuerait à des hausses de prix pour les consommateurs​.
  • En plus des produits frais, d’autres produits essentiels, comme les céréales et les légumineuses, seraient également affectés, ce qui pourrait accentuer les tensions sur les prix alimentaires à travers le pays.
Produits chimiques :
Les pénuries de produits chimiques pourraient survenir en quelques jours à une semaine, avec la grève. Ces produits, indispensables à de nombreux processus industriels, sont principalement transportés par rail en raison de leur nature dangereuse. Une interruption du service ferroviaire entraînerait rapidement des perturbations majeures dans les chaînes d’approvisionnement, car il n’existe pas d’alternative viable pour le transport de ces substances. Pour pallier l’absence de transport ferroviaire, il faudrait mobiliser environ 1,500 camions-citernes par jour, ce qui est pratiquement impossible à réaliser rapidement en raison du manque de ressources logistiques et de la nécessité de chauffeurs spécialisés. Cela entraînerait non seulement des interruptions de production dans les industries chimiques, mais affecterait aussi l’ensemble des secteurs dépendants de ces produits, provoquant ainsi des répercussions en chaîne sur l’économie​.
  • La Chemical Industry Association of Canada (CIAC) souligne qu’aucune autre méthode de transport ne pourrait compenser la capacité du rail pour ces produits dangereux. Une interruption prolongée pourrait également avoir des implications pour la sécurité, car certaines substances ne peuvent être stockées que pour de courtes périodes.
  • Le secteur chimique, étant un fournisseur clé pour d’autres industries comme la fabrication de biens, l’agriculture (engrais) et même les soins de santé, pourrait entraîner des perturbations dans des domaines cruciaux si les livraisons étaient interrompues de manière prolongée. Cela mettrait en péril non seulement la production industrielle, mais aussi des aspects critiques de la chaîne d’approvisionnement globale​.
Matériaux de construction :

Les pénuries de matériaux de construction comme le ciment, l’acier et le bois pourraient apparaître en 2 à 3 semaines à partir du début de la grève. Ces matériaux sont massivement transportés par train, et les projets de construction dépendent d’un flux constant de ces approvisionnements. Sans ces matériaux, les chantiers pourraient ralentir ou même s’arrêter, ce qui entraînerait des retards et des augmentations de coûts importants dans les projets de construction, affectant ainsi le secteur immobilier et des infrastructures.

Une interruption prolongée du transport ferroviaire ne toucherait pas seulement la disponibilité immédiate des matériaux, mais aurait également un effet domino sur les coûts et les délais des projets. Les entreprises de construction pourraient être obligées de chercher des alternatives plus coûteuses pour obtenir les matériaux nécessaires, ce qui pourrait à son tour augmenter les coûts pour les consommateurs finaux et retarder la livraison des projets importants.

  • Les délais supplémentaires dans les projets de construction pourraient également avoir des répercussions sur les délais de livraison des nouvelles constructions résidentielles, commerciales et industrielles, exacerbant potentiellement les pénuries de logements et augmentant les prix de l’immobilier dans les régions touchées​.
  • De plus, les chantiers d’infrastructures publiques, tels que les routes, les ponts et les écoles, pourraient être particulièrement affectés, ce qui retarderait les projets critiques pour les communautés locales et les économies régionales.

Le gouvernement canadien a déjà exprimé sa préoccupation sur les répercussions que ces arrêts de travail, cette grève et ce lock-out pourraient avoir sur tous les Canadiens, notamment en ce qui concerne les retards et les perturbations dans la chaîne d’approvisionnement. Les autorités encouragent les parties à trouver rapidement un accord pour éviter une crise plus large qui pourrait toucher divers secteurs, y compris le transport routier​

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