
L’éventualité d’une grève et d’un lock-out simultanés dans l’industrie du transport ferroviaire oblige les camionneurs à réajuster leurs plans pour garantir la livraison continue des marchandises. Le syndicat représentant les employés du Canadien Pacifique Kansas City a récemment émis un avis de grève de 72 heures, prenant effet jeudi à minuit si aucun accord n’est trouvé. En réponse, le Canadien National a choisi de déclencher un lock-out au même moment.
D’après l’Association du camionnage du Québec, une cellule de crise a été activée, sous la supervision de son président, Marc Cadieux. Celui-ci a mentionné que des discussions sont en cours avec le cabinet de la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, afin d’anticiper les mesures à prendre. La capacité du secteur du transport routier à répondre à une augmentation de la demande est actuellement en évaluation, bien que l’issue des négociations reste incertaine.
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) exprime des inquiétudes majeures concernant cette situation. Un arrêt de travail dans le secteur ferroviaire pourrait avoir des répercussions financières significatives pour de nombreux propriétaires d’entreprises, particulièrement ceux qui dépendent du rail pour recevoir leurs marchandises. Jasmin Guénette, vice-président aux affaires nationales de la FCEI, a souligné que jamais, dans l’histoire récente du pays, les deux principaux réseaux ferroviaires n’ont été simultanément en arrêt de travail à l’échelle nationale.
L’impact potentiel sur la chaîne d’approvisionnement pourrait être considérable, avec plus d’un milliard de dollars de biens transitant quotidiennement par les chemins de fer au Canada. Guénette a également précisé que les secteurs manufacturier, de la construction, du commerce au détail, du commerce en gros et de l’agriculture sont particulièrement vulnérables. Pour de nombreuses petites et moyennes entreprises, il n’existe pas de solution viable, et la capacité du réseau routier à absorber une demande aussi soudaine et massive reste limitée.
Les produits transportés par le rail, incluant le pétrole, le minerai et les denrées périssables, risquent de subir les plus grandes perturbations. Les experts s’attendent à ce que cette situation entraîne des complications dans la chaîne logistique, avec un impact probable sur les coûts de transport si le conflit perdure.
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