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Rencontre entre la FCCRQ et le ministre Jonatan Julien : le dossier des contrôleurs routiers traine toujours

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Rencontre entre la FCCRQ et le ministre Jonatan Julien : le dossier des contrôleurs routiers traine toujours

Camions en ligne à un poste de contrôle routier, illustrant la surveillance du transport routier et les enjeux entourant le travail des contrôleurs routiers, avec le texte : Rencontre entre la FCCRQ et le ministre Jonatan Julien : le dossier des contrôleurs routiers traine toujours.

La Fraternité des constables de contrôle routier du Québec (FCCRQ) a enfin obtenu une rencontre officielle avec le nouveau ministre des Transports, Jonatan Julien.

Accompagné de trois membres de son cabinet, le ministre a échangé avec David Gauthier et Jean-Claude Daignault, qui représentaient la Fraternité. Au cœur de la discussion, le dossier sensible de l’armement des contrôleurs routiers.

Un dossier en suspens depuis plus de cinq ans

Le ministre Julien n’a confirmé aucune décision concernant le type d’équipement qui sera autorisé, que ce soit une arme de service ou une arme à impulsion électrique (taser). Il a toutefois demandé « quelques semaines » pour examiner la question, soulignant qu’il venait tout juste d’entrer en fonction.

Pour la FCCRQ, cette attente est d’autant plus difficile à comprendre qu’une entente avait été conclue en mars 2024 pour autoriser le port d’une arme de service, nous rappelle Jean-Claude Daignault, président de la FCCRQ. Or, cette entente a par la suite été reniée par le bureau du premier ministre, plongeant à nouveau le dossier dans l’incertitude.

Cette volte-face a eu des conséquences graves : absence prolongée des contrôleurs sur le terrain, accidents évitables sur les routes, pertes financières importantes pour l’état, et surtout, un recul en matière de sécurité publique.

La FCCRQ a rappelé que le gouvernement dispose déjà de tous les éléments nécessaires pour trancher et que le dossier est en instance devant le Tribunal administratif du travail (TAT) depuis plus de cinq ans. La Fraternité réitère sa volonté de reprendre le travail avec une arme de service, estimant que le « taser » ne serait pas conforme aux exigences de la CNESST et deviendrait un troisième outil intermédiaire, sans réelle efficacité supplémentaire.

La FCCRQ a également demandé au ministre de mettre fin à la contestation judiciaire du jugement rendu en mars par le TAT, une décision qui reconnaissait plusieurs revendications du corps de contrôle. Selon la Fraternité, le ministre n’était pas au courant que cette contestation était toujours active et a indiqué qu’il vérifierait la situation.

Un autre point soulevé, ce sont les 27 dérogations mentionnées dans le jugement, dont aucune n’a encore été résolue. La Fraternité déplore d’avoir été écartée des dossiers importants par la SAAQ, ne participant qu’à des mandats jugés mineurs.

Chaque jour où ces dossiers tardent à se régler, c’est un jour de plus sans contrôleurs routiers actifs sur nos routes.

Et bien que les ministres de la Sécurité publique et des Transports soient récemment intervenus dans les médias pour parler de sécurité routière, le constat demeure inchangé. Nos routes restent sans la présence des contrôleurs routiers, toujours confinés à leur poste. Pendant ce temps, certains camionneurs qui ne respectent pas les règles continuent de circuler librement, contournant les balances et échappant aux contrôles. Une situation qui peut avoir des conséquences graves, comme en témoignent les récents accidents, dont celui survenu sur l’autoroute 20.

En conclusion, la FCCRQ affirme que rien n’est encore décidé du côté du gouvernement et qu’elle continuera à dénoncer une situation jugée “irréelle”. « Pendant ce temps, les morts nous parlent », peut-on lire dans leur message, soulignant le caractère urgent d’un règlement définitif.

La Fraternité dit vouloir mettre un terme à cette saga et ne plus avoir à y revenir : « Ça a assez duré ».

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