Groupe Transwest

Home Nouvelles Élections Canada 2025 : Vous ne savez toujours pas pour qui voter?

Élections Canada 2025 : Vous ne savez toujours pas pour qui voter?

0
Élections Canada 2025 : Vous ne savez toujours pas pour qui voter?

Élections Canada 2025 : Avez-vous voté? Petit guide pour aider les gens qui ont de la difficulté à faire leur choix.

Élections Canada 2025 : Aujourd’hui, c’est jour de vote partout au pays! C’est le moment de choisir le prochain gouvernement qui influencera l’avenir du Canada, mais aussi de notre industrie du transport.

Pas encore passé à l’urne? Pas de stress! Voici un résumé clair et simple pour vous aider à mieux comprendre les positions des partis sur des sujets qui touchent directement le camionnage, les infrastructures, l’économie et l’immigration. Prenez le temps de voter, et surtout, votez informé!

Parti libéral du Canada :

Le Parti libéral du Canada propose plusieurs mesures qui concernent le secteur du transport routier, l’économie et l’immigration. Le PLC souhaite renégocier l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) et l’ensemble des relations commerciales avec les États-Unis, tout en exigeant que cessent les menaces d’annexion avant d’ouvrir les discussions. Un réseau « 100% canadien » pour les pièces automobiles serait créé pour réduire la dépendance aux chaînes d’approvisionnement américaines. Le PLC prévoit également investir dans un corridor énergétique et commercial afin d’ouvrir de nouveaux marchés et de simplifier les déplacements interprovinciaux. Le parti propose aussi la création d’un fonds de diversification commerciale de 5 milliards de dollars pour aider les entreprises canadiennes à accéder à de nouveaux marchés internationaux, en réduisant la dépendance envers les États-Unis.

Sur le plan environnemental, le parti maintient une tarification carbone pour les grands émetteurs industriels, mais a aboli la taxe pour les consommateurs. Il propose de prolonger le crédit d’impôt à l’investissement pour le captage et le stockage du carbone jusqu’en 2035, et de développer un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Le PLC prévoit aussi l’émission d’obligations de transition dès 2027 pour soutenir les secteurs industriel et agricole dans l’adoption de technologies plus propres.

Côté immigration, le PLC veut plafonner le nombre de travailleurs temporaires et d’étudiants étrangers à moins de 5% de la population canadienne d’ici 2027, et limiter l’arrivée de résidents permanents à moins de 1% de la population chaque année après cette date. En matière de défense, le parti s’engage à atteindre l’objectif de dépenses de 2% du PIB pour l’OTAN d’ici 2030, à moderniser le NORAD et à élargir les capacités de la Garde côtière dans l’Arctique. Enfin, il prévoit d’augmenter le nombre d’agents de la GRC et des services frontaliers, tout en développant l’usage de drones et d’équipements sans équipage pour renforcer la sécurité aux frontières.

Parti conservateur du Canada :

Le Parti conservateur du Canada présente plusieurs engagements qui touchent le transport, l’économie, l’immigration et la défense. Le PCC prévoit renégocier rapidement l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) et s’engage à rester ferme face aux menaces tarifaires américaines, notamment en égalant les tarifs douaniers imposés par les États-Unis. Le parti propose de stimuler les exportations énergétiques canadiennes en construisant davantage de pipelines, raffineries et usines de GNL, ainsi qu’en créant un corridor énergétique national qui inclurait des projets d’infrastructures regroupés (pipelines, chemins de fer, lignes de transmission). Ce corridor permettrait de préapprouver ces projets, tout en respectant les consultations avec les Premières Nations et les analyses environnementales. Le PCC promet également de doubler la production pétrolière à Terre-Neuve-et-Labrador et d’octroyer les permis fédéraux pour l’exploitation minière du Cercle de feu dans le Nord de l’Ontario.

Sur le plan environnemental, le PCC abolirait entièrement la tarification fédérale sur le carbone, y compris pour les industries, et laisserait aux provinces le soin de décider. Il promet de relancer des projets comme GNL Québec et Énergie Est, d’abroger la loi C-69 sur l’évaluation environnementale des projets énergétiques, et de fixer un délai maximal de six mois pour approuver les projets dans le secteur de l’énergie.

En matière d’immigration, le PCC propose de limiter la croissance de la population canadienne afin qu’elle ne dépasse pas le rythme de construction de logements, la création d’emplois et l’accessibilité aux soins de santé. Au Québec, le PCC collaborerait avec le gouvernement provincial pour réduire de moitié le nombre de résidents non permanents et accorderait au Québec le pouvoir de sélectionner les immigrants temporaires du Programme de mobilité internationale.

Sur le plan de la défense, le PCC prévoit d’augmenter les effectifs des Forces armées canadiennes à 71,500 membres pour la force régulière et à 30,000 membres pour la réserve, et s’engage à respecter l’objectif des dépenses de 2% du PIB pour l’OTAN. Le parti propose la construction d’une base militaire permanente à Iqaluit et d’une base navale à Churchill, ainsi que l’achat de brise-glaces polaires pour renforcer la présence canadienne dans l’Arctique. Le PCC prévoit aussi déployer des troupes et des équipements militaires supplémentaires à la frontière et renforcer les effectifs de l’Agence des services frontaliers.

Bloc Québécois :

Le Bloc Québécois propose une série de mesures axées sur la souveraineté du Québec, l’environnement, l’économie et l’immigration. En matière commerciale, le BQ s’oppose à toute renégociation d’accords commerciaux sans la participation du Québec avec droit de veto. Il souhaite que le texte préliminaire de tout accord de libre-échange soit soumis au vote de la Chambre des communes avant sa ratification. Le Bloc défend également la gestion de l’offre et propose d’instaurer des critères d’approvisionnement local dans les appels d’offres publics, avec des garanties de retombées pour le Québec. Le Bloc réclame aussi une subvention salariale pour les entreprises touchées par les tarifs douaniers, similaire à celle mise en place durant la pandémie.

Sur le plan environnemental, le BQ rejette la relance de projets comme l’oléoduc Énergie Est et exige l’abolition des subventions aux combustibles fossiles. Il milite pour l’interdiction de l’exploration pétrolière dans les aires marines protégées, l’instauration d’un test climatique pour s’assurer que les décisions fédérales respectent l’Accord de Paris, et l’augmentation du financement de l’accord Canada-Québec sur la nature à 300 millions de dollars. Le parti propose également de doubler l’émission d’obligations vertes et d’interdire les pesticides néonicotinoïdes avec un soutien financier pour la transition des agriculteurs.

En matière d’immigration, le Bloc revendique le transfert de tous les pouvoirs en immigration au Québec. Il souhaite que le Québec fixe ses seuils pour les travailleurs temporaires, sélectionne les immigrants du Programme de mobilité internationale, et impose la connaissance du français pour l’obtention de la citoyenneté. Le Bloc propose aussi d’exiger que les nouveaux arrivants réussissent un test de connaissances générales en français et s’oppose à la Loi sur le multiculturalisme. Il réclame de plus une réduction de moitié du nombre d’immigrants temporaires au Québec.

Sur le plan de la défense, le BQ soutient l’atteinte de l’objectif de 2% du PIB pour les dépenses militaires et propose de privilégier les partenariats européens pour les achats militaires. Il défend également le rôle du Chantier Davie pour renforcer la souveraineté canadienne dans l’Arctique et propose de créer une plaque tournante mondiale de la construction navale dans la vallée du Saint-Laurent. Enfin, le Bloc souhaite augmenter les effectifs de la GRC et de l’Agence des services frontaliers du Canada, notamment pour assurer une meilleure surveillance du transport ferroviaire et des ports. Le parti propose aussi de créer un ministère des Frontières pour renforcer le contrôle aux frontières.

Nouveau Parti démocratique :

Le Nouveau Parti démocratique met de l’avant des mesures qui touchent le transport, l’environnement, l’économie et les services sociaux. Pour le transport, le NPD souhaite élargir le Fonds canadien pour le transport en commun afin d’y inclure le financement de l’exploitation, avec l’objectif de doubler l’achalandage du transport collectif d’ici 2035. Il promet aussi de soutenir le développement d’un réseau électrique est-ouest pour améliorer l’interconnexion entre les provinces. Le parti propose également de créer une société d’État pour développer la production canadienne de batteries, d’hydrogène et de composants nécessaires à la transition énergétique.

En matière environnementale, le NPD vise à atteindre la carboneutralité pour l’électricité au Canada d’ici 2035 et promet de réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à 2005 d’ici 2035. Il maintiendrait la tarification carbone pour les industries, mais l’abolirait pour les consommateurs. Le NPD éliminerait aussi les subventions aux compagnies pétrolières et gazières d’ici 2026 et financerait des rénovations écoénergétiques gratuites pour 2,3 millions de ménages à faible revenu. Le parti souhaite également moderniser le réseau ferroviaire pour favoriser le transport des marchandises par rail et réduire les émissions liées au camionnage.

Sur le plan de l’économie, le parti propose de retirer la TPS sur les voitures fabriquées au Canada et de mettre en place des « Emprunts de la Victoire » pour financer les infrastructures publiques. Le NPD prévoit également plafonner les prix des produits alimentaires de base, taxer les profits exceptionnels des grands détaillants alimentaires et supprimer la TPS sur les services essentiels comme le chauffage résidentiel, l’Internet et le cellulaire. Le parti propose en outre d’augmenter le salaire minimum fédéral à 20$ l’heure et de renforcer les protections des travailleurs, notamment en assurant des congés de maladie payés.

En matière d’immigration, le NPD affirme que les cibles doivent suivre les besoins du pays (logement, population vieillissante, main-d’œuvre), sans avancer de chiffre précis. Le parti souhaite réformer le Programme des travailleurs étrangers temporaires en offrant à tous les travailleurs des permis ouverts, afin de réduire les risques d’abus. Il promet aussi d’accélérer le traitement des demandes de résidence permanente pour les travailleurs essentiels et les familles.

Côté défense, le NPD prévoit augmenter les dépenses militaires à 2% du PIB d’ici 2032, tout en misant sur la construction de logements militaires, l’amélioration des salaires et du soutien en santé mentale pour les forces armées. Il annulerait l’achat des avions F-35 et P-8 Poséidon, et privilégierait une construction locale. Le parti prévoit également de renforcer la participation du Canada aux missions de maintien de la paix des Nations Unies.

En matière sociale, le NPD veut instaurer un régime universel d’assurance-médicaments, d’assurance dentaire et de soins de santé mentale. Il promet de construire 3 millions de logements d’ici 2030, dont 100,000 logements sociaux et abordables sur des terres publiques. Le NPD propose aussi de garantir l’accès à des places en garderie à 10$ par jour et d’augmenter le financement pour les services aux Autochtones.

Parti vert du Canada :

Le Parti vert du Canada mise sur des mesures ambitieuses en matière d’environnement, de transport, d’économie et de justice sociale. Pour le secteur du transport, les Verts veulent créer une stratégie nationale pour rendre le transport collectif carboneutre partout au pays d’ici 2040 et encourager les villes à offrir le transport en commun gratuit grâce à des transferts fédéraux. Ils appuient aussi la construction de trains à grande vitesse, notamment entre Québec et Windsor ainsi qu’entre Calgary et Edmonton, et souhaitent nationaliser le réseau ferroviaire de marchandises pour en garantir l’accès et la modernisation. Le parti propose également de mettre fin à l’exportation de charbon thermique d’ici 2030, afin de limiter l’impact du transport de ce combustible sur l’environnement.

En environnement, le Parti vert abolirait toute subvention aux industries pétrolières et gazières et interdirait tout nouveau projet d’infrastructure de combustibles fossiles (pipelines, terminaux de GNL, raffineries), sauf si ces projets permettent de réduire les émissions à long terme. Il propose également une stratégie de décarbonation industrielle et l’instauration de budgets carbone sectoriels. Le parti souhaite interdire l’exploration minière en eaux profondes jusqu’en 2030 et renforcer les protections des écosystèmes marins et forestiers, incluant l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes et la création de nouveaux parcs protégés. Le PVC prévoit aussi d’augmenter les aires protégées à 30 % des terres et des océans du Canada d’ici 2030.

Sur le plan économique, les Verts veulent maintenir le taux d’imposition des petites entreprises à 9% sur les premiers 500,000$ de revenu, mais imposer un taux plus élevé de 21% pour les grandes entreprises dont les profits dépassent 100 millions de dollars. Une taxe sur les profits excessifs (15%) serait appliquée aux entreprises dépassant largement leurs profits habituels. Ils veulent également prioriser les fabricants canadiens dans les contrats publics et interdire les déductions fiscales pour les revenus publicitaires sur les plateformes étrangères comme Google ou Facebook. Le parti propose aussi d’instaurer une taxe sur les transactions financières pour freiner la spéculation et financer la transition écologique.

En matière d’immigration, le Parti vert suspendrait l’Entente sur les tiers pays sûrs avec les États-Unis et élargirait les catégories de réfugiés admissibles, incluant les militants, journalistes et scientifiques menacés. Le parti souhaite réduire la dépendance au Programme des travailleurs étrangers temporaires en offrant plus de voies vers la résidence permanente. Il s’engage aussi à augmenter le financement pour les programmes d’intégration des nouveaux arrivants, incluant des services linguistiques et de reconnaissance des diplômes étrangers.

Côté défense et relations internationales, le Parti vert propose de créer une alliance diplomatique et économique entre démocraties pour réduire la dépendance aux États-Unis. Il s’oppose à la vente d’armes aux pays qui ne respectent pas les droits humains et veut signer et ratifier le traité d’interdiction des armes nucléaires. Le PVC renforcerait la présence du Canada dans les efforts de maintien de la paix, axée notamment sur la sécurité climatique. Le parti propose également de réduire le budget de la défense pour réorienter les fonds vers la diplomatie, l’aide humanitaire et les actions contre les changements climatiques.

Enfin, sur le plan social, le parti promet la gratuité scolaire jusqu’à l’université, la création d’un revenu viable garanti (RVG), et l’intégration des soins dentaires, de l’assurance-médicaments et de la santé mentale au régime public de santé. Il vise aussi à tripler le nombre de logements sociaux en construisant 1,2 million d’unités en sept ans, en privilégiant l’utilisation de bois d’œuvre canadien. Le PVC souhaite également instaurer un programme national de réduction de la pauvreté avec des cibles précises pour éliminer l’itinérance d’ici 2030.

Parti populaire du Canada :

Le Parti populaire du Canada se distingue par des positions axées sur la réduction du rôle de l’État, tant sur le plan économique qu’environnemental et social. Concernant le transport et les infrastructures, le PPC s’oppose aux politiques climatiques actuelles : il abolirait la tarification carbone, même pour les industries, et supprimerait les subventions aux technologies vertes, y compris celles liées à l’électrification des transports. Le parti soutient l’exploitation des ressources pétrolières et gazières et abrogerait les lois C-48 (moratoire sur la circulation des pétroliers en Colombie-Britannique) et C-69 (encadrement environnemental des projets énergétiques), facilitant ainsi la construction de pipelines. Le PPC s’engage également à vendre l’oléoduc Trans Mountain et à prévenir la fermeture de la Ligne 5 d’Enbridge. Il propose aussi de réduire les réglementations fédérales pour accélérer l’approbation des projets d’infrastructure.

En matière économique, le PPC propose de réduire le taux d’imposition des entreprises de 15% à 10% et d’éliminer toutes les subventions gouvernementales aux entreprises, peu importe le secteur. Le parti abolirait aussi l’aide étrangère, sauf en cas d’urgence humanitaire, et retirerait le Canada des ententes internationales comme l’Accord de Paris sur le climat ou les Objectifs de développement durable de l’ONU. Le PPC souhaite également réduire l’impôt sur le revenu des particuliers et simplifier le système fiscal canadien.

Côté immigration, le PPC prône un net resserrement : il imposerait un moratoire temporaire sur les nouveaux résidents permanents et réduirait le nombre total d’immigrants et de réfugiés de 500,000 à 150,000 par an. Le parti souhaite aussi réduire significativement le nombre de travailleurs étrangers temporaires et d’étudiants internationaux, tout en privilégiant l’immigration économique dans les secteurs à haute valeur ajoutée. Il abolirait le programme de réunification familiale pour les parents et grands-parents. Le PPC propose aussi d’augmenter les exigences linguistiques pour les nouveaux immigrants et de prioriser ceux partageant les valeurs canadiennes.

Sur les relations avec les États-Unis, le PPC prioriserait la collaboration avec ce partenaire, sans imposer de tarifs de représailles en cas de guerre commerciale. Il préfère plutôt renégocier les accords de libre-échange, quitte à faire des concessions comme l’abolition de la gestion de l’offre. Le PPC propose aussi de se retirer de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) si elle interfère avec la souveraineté économique du Canada.

En matière sociale, le PPC abrogerait plusieurs programmes fédéraux, dont l’assurance-médicaments et dentaire, et privatiserait ou démantèlerait la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Il supprimerait le financement public de CBC/Radio-Canada, ainsi que toutes les politiques d’équité, de diversité et d’inclusion. Le parti propose aussi d’abolir les lois sur l’identité et l’expression de genre, et de restreindre l’accès à l’avortement après le premier trimestre. Il s’opposerait également à l’imposition de mesures sanitaires fédérales en cas de pandémie, laissant cette responsabilité aux provinces.

Enfin, en défense, le PPC rétablirait la pension d’invalidité à vie non imposable pour les anciens combattants, tout en éliminant les programmes d’équité et d’inclusion dans les forces armées. Le parti propose aussi de réduire les dépenses militaires, sauf pour les programmes directement liés à la souveraineté nationale.

Lire plus : 

Transport et tarifs douaniers : une tempête pour l’économie du secteur?

ashtelecall