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Cul-de-SAAQ : Les contrôleurs routiers sont paralysés en raison de la panne informatique

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Cul-de-SAAQ : Les contrôleurs routiers sont paralysés en raison de la panne informatique

Les contrôleurs routiers du Québec sont complètement paralysés depuis mardi après-midi en raison d’une panne informatique majeure qui touche l’ensemble du système de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Les contrôleurs routiers du Québec sont complètement paralysés depuis mardi après-midi en raison d’une panne informatique majeure qui touche l’ensemble du système de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Immatriculations, permis de conduire, permis spéciaux, conditions aux permis, toutes les informations habituellement disponibles pour permettre aux agents de faire leur travail aux postes de contrôle ne sont pas accessibles, nous expliquent-ils.

Le blocage, causé par un problème chez Microsoft, qui héberge à distance les systèmes informatiques de la SAAQ, empêche non seulement les opérations internes de Contrôle routier Québec (CRQ), mais affecte également les services au public.

La plateforme SAAQclic, pourtant au cœur du virage numérique de la société d’État, reste inaccessible pour la majorité des transactions. Seuls les examens pratiques sont maintenus. Tous les autres services, qu’ils soient en ligne ou en centre, sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Les clients ayant un rendez-vous seront recontactés pour une nouvelle date.

Selon les autorités, il ne s’agirait pas d’une cyberattaque, mais plutôt d’une contamination des données survenue dans un parc de serveurs. Ce dysfonctionnement empêche l’accès aux outils internes de gestion, notamment la plateforme CASA.

Le ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Gilles Bélanger, affirme que Microsoft est à pied d’œuvre pour rétablir la situation. Il admet toutefois que ce n’est pas la première fois qu’un tel problème survient et qualifie l’incident d’« inacceptable ».

Plus tôt ce matin, lors de la Commission des transports et de l’environnement à l’Assemblée nationale, la vice-première ministre et ministre des Transports, Geneviève Guilbault, a été appelée à s’expliquer devant ses collègues. Le député libéral Monsef Derraji l’a interrogée sur les coûts engendrés par le système informatique de la SAAQ et sur sa fiabilité. Il a rappelé qu’un appel d’offres de 48 millions de dollars avait été lancé pour justement prévenir les pannes majeures comme celle que vivent actuellement les citoyens. « Est-ce normal, une panne de cette ampleur, sachant que vous avez déjà lancé un appel d’offre à 48 millions de dollars pour éviter ce genre de situation? », a-t-il demandé.

M. Derraji a aussi soulevé une question de fond : comment se fait-il qu’aucun site de relève ou solution de secours n’ait été mis en place pour assurer la continuité des services, malgré tous les investissements?

En réponse, la ministre Guilbault a tenu à rappeler que la panne actuelle est attribuable à un problème technique chez Microsoft, qui héberge les données de la SAAQ, et non à une défaillance interne de l’organisme. La Coalition Avenir Québec continue d’insister sur le caractère externe du problème.

Cette nouvelle panne s’ajoute aux nombreuses difficultés vécues par la SAAQ au cours des deux dernières années, entre retards, dépassements de coûts et critiques entourant son virage numérique.

Le système informatique de la SAAQ, et sa plateforme SAAQclic, ne fonctionne pas depuis mardi en raison d'une panne majeure.

Le projet CASA, initialement prévu à 638 millions de dollars, pourrait atteindre plus de 1,1 milliard d’ici 2027.

Du côté de CRQ, confiné aux postes de contrôle depuis des mois en raison d’un conflit non résolu avec la SAAQ sur leurs conditions de travail, la panne informatique actuelle vient aggraver une situation déjà critique. Privés de patrouille active et confrontés à des délais judiciaires pouvant s’étendre jusqu’à 30 mois, les contrôleurs routiers voient désormais leurs outils numériques hors service, les empêchant d’assurer leur mission de surveillance et de sécurité.

Ce nouvel épisode s’ajoute à une longue série d’obstacles administratifs et technologiques, donnant l’impression que tout le réseau s’engouffre dans un véritable cul-de-SAAQ.

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