
La situation continue de se détériorer au sein de Contrôle routier Québec. Dans la foulée du jugement du Tribunal administratif du travail (TAT) exigeant des correctifs pour améliorer la sécurité des contrôleurs routiers, la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ) maintient la pression sur la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) et dénonce un climat de plus en plus difficile pour ses membres.
Une motion de non-confiance à l’égard de l’état-major de Contrôle routier Québec avait été votée par les membres lors de l’assemblée générale du 27 avril 2025. Cette motion, transmise au président de la SAAQ, M. Ducharme, exprime un rejet officiel de la gestion actuelle. Les membres dénonçaient une détérioration marquée de la communication, une perte de confiance généralisée, ainsi que l’inaction face aux préoccupations exprimées. Le document appelle à des changements immédiats dans la direction de CRQ et a été transmis aux autorités politiques et syndicales.
En raison du climat d’incertitude actuel, un nombre important, voire record, de contrôleurs routiers quittent leur poste ou envisagent sérieusement de le faire, explique Jean-Claude Daignault, président de la FCCRQ.
Lors d’une rencontre tenue le 2 mai entre les présidents de la SAAQ et de la FCCRQ, accompagnés chacun d’un représentant, plusieurs sujets préoccupants ont été abordés : le rejet de la convention collective, l’avenir incertain des constables, le manque de communication de l’employeur et le climat de travail jugé alarmant. L’employeur s’est engagé à mieux communiquer et à publier un état des travaux en lien avec le jugement du TAT. Toutefois, la FCCRQ estime que plusieurs réponses importantes manquaient à l’appel, notamment sur la question de l’armement, qui devra être tranchée par le gouvernement.
Des rencontres ont aussi eu lieu avec les inspecteurs de la CNESST, des représentants de CRQ et de la Fraternité pour commencer à traiter les 27 dérogations identifiées dans le jugement. La SAAQ a jusqu’au début juillet pour soumettre des solutions. Certaines pourraient être réglées rapidement, tandis que d’autres nécessiteront l’intervention du gouvernement. Les inspecteurs auront ensuite à déterminer s’ils acceptent ou non de lever chaque dérogation, et si un retour est possible des patrouilles.











