
La Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ) poursuit activement ses efforts pour obtenir des conditions de travail sécuritaires pour ses contrôleurs routiers, notamment le port d’armes de service, à la suite du jugement du Tribunal administratif du travail (TAT) suspendant leurs patrouilles sur les routes.
Le 6 mai, le président de la FCCRQ, Jean-Claude Daignault, a rencontré la présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Magali Picard, accompagnée de Natalie Rainville et Yvon Barrière.
Les discussions ont porté sur le jugement du TAT. Mme Picard s’est engagée à faciliter une rencontre avec un membre de l’entourage du premier ministre du Québec et a adressé une lettre à ce dernier pour demander une résolution rapide du dossier.
Magali Picard exprime, dans cette lettre datée du 23 avril dernier, sa vive inquiétude face à l’absence de mesures concrètes pour protéger les contrôleurs routiers. Elle presse le gouvernement de reconnaitre pleinement la mission essentielle de ces agents et de mettre en place rapidement les protections nécessaires pour assurer leur sécurité et leur intégrité physique.
« Nous espérons fermement que ces décisions iront dans le sens d’une meilleure reconnaissance de la mission essentielle des contrôleurs routiers et d’une volonté politique claire de les protéger adéquatement. »
Des représentants de la FCCRQ ont également assisté à l’Assemblée nationale lors des crédits budgétaires du ministère des Transports du Québec (MTQ) et de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) le 7 mai dernier. Ils ont profité de l’occasion pour discuter du jugement du TAT avec des députés et la ministre des Transports. La position du ministère reste inchangée, insistant sur la nécessité d’armer les contrôleurs routiers pour assurer leur sécurité.
Soutien des associations patronales
Les présidents de l’Association du camionnage du Québec (ACQ) et de l’Association nationale des camionneurs artisans inc. (ANCAI) ont tous deux exprimé au MTQ, au début du mois, leur désir de voir les contrôleurs routiers reprendre leurs activités sur la route, équipés de manière à garantir leur sécurité. L’ACQ a également envoyé une lettre au premier ministre, soulignant l’importance de fournir aux contrôleurs toutes les protections nécessaires pour assurer la sécurité de tous les usagers de la route.
« Leur expertise en transport sur les routes du Québec est unique et indispensable pour identifier les conducteurs et leurs véhicules en non-conformité et ainsi assurer la sécurité de tous les usagers de la route. Un enjeu de dissuasion d’autant plus important à l’approche de la période estivale », mentionne l’ACQ.
Prochaines étapes
La FCCRQ continue de déployer des efforts auprès de divers intervenants pour s’assurer que la prochaine décision du gouvernement soit favorable à leurs revendications. Si une solution politique est trouvée, cela pourrait rendre inutile la contestation actuelle du jugement du TAT par la SAAQ devant la Cour supérieure.
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