
Les contrôleurs routiers du Québec interpellent le premier ministre François Legault afin d’obtenir une formation spécifique et le droit de porter une arme, dans le but de renforcer la lutte contre le trafic de fentanyl et d’autres substances illicites.
Possédant le pouvoir unique d’inspecter tout espace de chargement sans mandat, ils estiment pouvoir jouer un rôle clé dans la prévention du crime organisé.
Selon Jean-Claude Daignault, président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec, ses membres sont souvent confrontés au transport de marchandises illégales sans disposer des outils nécessaires pour identifier efficacement ces substances. Il plaide donc pour une formation spécifique, notamment sur les drogues de synthèse, afin d’améliorer leurs interventions et d’apporter un soutien aux forces policières.
Avec la pression croissante des États-Unis pour freiner le fentanyl et la nomination d’un responsable fédéral pour la lutte contre cette crise, les contrôleurs estiment que leur implication serait bénéfique pour renforcer la sécurité aux frontières du Québec et intercepter plus efficacement les substances prohibées.
Outre la formation, la Fraternité des constables revendique un accès au Centre de renseignements policiers du Québec (CRPQ) et la possibilité d’être armés. Ces mesures visent à assurer leur propre sécurité dans l’exercice de leurs fonctions, face aux menaces liées à la contrebande, au trafic de stupéfiants et au crime organisé.
Leur mission va bien au-delà du simple contrôle de poids des camions… Ils participent déjà à des opérations de saisies de marchandises volées, à l’interception de véhicules destinés à l’exportation illégale et au contrôle des matières dangereuses transportées illégalement.
Une entente avec les ministères des Transports et de la Sécurité publique avait été envisagée en avril 2023, mais le dossier aurait été suspendu au niveau du bureau du premier ministre. Maintenant soumis au Tribunal administratif du travail, la Fraternité insiste sur l’urgence de débloquer cette situation afin de garantir la sécurité des agents.
Selon Jean-Claude Daignault, l’objectif n’est pas de se substituer aux policiers ou aux agents frontaliers, mais de renforcer la collaboration pour enrayer efficacement le fléau du fentanyl au Québec.











