
La Caisse de dépôt et placement du Québec continue de renforcer sa présence dans le transport routier en augmentant sa participation dans TFI International.
Durant le troisième trimestre, l’institution a acquis environ 1,6 million d’actions supplémentaires du transporteur québécois, un investissement évalué à près de 195 millions de dollars selon les données boursières.
Il est à noter que l’argent investi par la Caisse n’est pas une subvention gouvernementale, mais un placement fait avec les fonds des Québécois afin d’obtenir un rendement. Avec cette nouvelle acquisition d’actions, la Caisse devient l’un des actionnaires majeurs de TFI, détenant près de 7% des titres en circulation.
TFI traverse une période où certaines de ses activités, surtout du côté américain, roulent moins fort en raison du ralentissement économique. Malgré tout, la direction demeure optimiste. Son président et chef de la direction, Alain Bédard, prévoit un redressement graduel, indiquant que l’année 2026 pourrait marquer un véritable retour de croissance.
Selon lui, les politiques économiques américaines, dont les mesures fiscales envisagées par l’administration Trump, pourraient stimuler la consommation, encourager les investissements industriels et créer des conditions plus porteuses pour les entreprises de transport.

Les mesures prévues dans le “One Big Beautiful Bill”, un ensemble de baisses d’impôts et de crédits destinés aux contribuables, pourraient redonner un élan important au secteur. Une hausse du pouvoir d’achat stimulerait la consommation, tandis que les investissements dans l’industrie américaine créeraient davantage de mouvements de marchandises. Pour un transporteur comme TFI, fortement présent aux États-Unis, ce type de relance se traduit généralement par plus de volumes à déplacer.
Des analystes soulignent que la situation financière de TFI demeure solide, ce qui lui donne une bonne marge de manœuvre pour traverser la période actuelle et saisir d’éventuelles occasions si le marché se réactive. D’autres sont plus prudents, estimant que les performances américaines de TFI justifient une certaine réserve, notamment en raison d’un écart de marges avec plusieurs concurrents.
Avec cet investissement important, la Caisse confirme son intérêt pour le transport routier et sa confiance dans la capacité de TFI International à surmonter les vents contraires du moment. La Caisse, qui avait déjà exprimé en février ses préoccupations face au projet de déménagement du siège social, projet auquel TFI a finalement renoncé, poursuit ainsi son appui envers un acteur clé du transport québécois.












