
L’ouverture du pont international Gordie-Howe, qui doit relier Windsor à Detroit, ferait actuellement l’objet de discussions discrètes entre le Canada et les États-Unis.
Selon une source américaine citée par CTV News, les deux côtés chercheraient à éviter une annonce qui pourrait raviver les tensions politiques entourant le dossier, alors que le président américain Donald Trump s’est déjà opposé publiquement à la mise en service du pont.
Depuis plusieurs semaines, les responsables du projet continuent d’affirmer que le pont doit ouvrir au printemps 2026, sans toutefois avancer de date précise.
La Windsor-Detroit Bridge Authority explique que des essais, des ajustements et des recalibrages sont encore en cours sur différents systèmes, dont le péage, la gestion de la circulation et l’éclairage architectural du pont. Les autorités soutiennent que ces étapes font partie du processus normal avant l’ouverture d’une infrastructure de cette ampleur.
La controverse a pris de l’ampleur après une publication de Donald Trump sur Truth Social, le 9 février, dans laquelle il menaçait de bloquer l’ouverture du pont du côté américain. Il reprochait au Canada de ne pas traiter les États-Unis équitablement sur le plan commercial. Dans ce message, il dénonçait aussi la gestion de l’offre dans le secteur laitier, le retrait de certains alcools américains en Ontario et le fait que le pont, entièrement financé par le Canada, ne répondait pas selon lui assez aux intérêts américains, malgré les retombées et les emplois générés des deux côtés de la frontière.
En attendant, certains signes laissent croire que l’échéance approche. Le programme de rabais sur les péages du pont, baptisé Breakaway, a déjà généré plus de 5,000 ouvertures de comptes et plus de 12,000 commandes de transpondeurs.











