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Diesel et pétrole en hausse : dernière heure sur la guerre au Moyen-Orient

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Diesel et pétrole en hausse : dernière heure sur la guerre au Moyen-Orient

Graphique d’actualité montrant une raffinerie en feu, un pétrolier en mer et un pistolet de diesel devant une flèche rouge à la hausse, avec le texte « Infrastructures pétrolières visées. Exportations perturbées. Le prix du carburant monte. » illustrant l’impact du conflit au Moyen-Orient sur le prix du diesel et le camionnage.

La hausse récente du prix du pétrole inquiète le secteur du camionnage. Depuis l’escalade du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, les marchés de l’énergie ont fortement réagi.

En une journée seulement, le prix du baril de Brent a bondi d’environ 7% pour atteindre plus de 85$ US, son niveau le plus élevé depuis l’été 2024.

Depuis le début des frappes, les prix du pétrole ont bondi de plus de 15%.

Le conflit crée de l’instabilité, notamment autour du détroit d’Ormuz, un passage maritime par lequel circule environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Plusieurs navires évitent maintenant la zone, des assureurs ont retiré leur couverture et les coûts de transport maritime explosent. Dans ce contexte, les marchés craignent un manque d’approvisionnement et le prix du baril suit la tendance à la hausse.

Quand le prix du pétrole augmente, le diesel finit lui aussi par coûter plus cher. Ce n’est pas toujours instantané, mais après quelques jours ou quelques semaines, la hausse se reflète à la pompe. Depuis le début du conflit, le diesel a déjà commencé à monter sur les marchés. Aux États-Unis, il a augmenté d’environ 15% en quelques jours et dépasse maintenant 3,30$ US le gallon, un niveau qu’on n’avait pas vu depuis près de deux ans. En Europe, la hausse est comparable.

Autrement dit, le diesel réagit rapidement quand l’approvisionnement mondial devient incertain, surtout lorsqu’une région clé comme le Moyen-Orient est touchée.

Les analystes soulignent que le diesel est particulièrement vulnérable parce qu’il est plus difficile à remplacer rapidement par d’autres sources d’approvisionnement. Les experts préviennent d’ailleurs que si le conflit se prolonge, le baril pourrait dépasser 100$, voire beaucoup plus dans un scénario extrême.

Plusieurs installations pétrolières et gazières au Moyen-Orient ont déjà ralenti ou cessé leurs activités par mesure de précaution ou à cause de dommages, ce qui augmente la pression sur l’offre mondiale.

DERNIÈRE HEURE

À l’heure actuelle, le conflit continue de s’élargir et frappe directement les infrastructures énergétiques. Des attaques de drones ont visé des installations pétrolières aux Émirats arabes unis, notamment au port stratégique de Fujairah. La France a déployé des avions de chasse au-dessus des Émirats pour protéger ses bases après qu’une installation aurait été ciblée. En Irak, une partie de la production de pétrole a été suspendue, incluant le champ de Rumaila près de Bassora, tandis que les exportations du Kurdistan irakien sont à l’arrêt en raison des perturbations liées au détroit d’Ormuz. Le Qatar aurait débuté des attaques contre l’Iran, et l’Arabie Saoudite suivraient dans les prochaines heures, selon les informations disponibles.

Le conflit touche aussi la Méditerranée. Une base britannique à Akrotiri, à Chypre, a été frappée par des drones iraniens. En réponse, la France a annoncé l’envoi de systèmes anti-drones et d’une frégate, la Grèce a déployé des F-16 et des navires, et le Royaume-Uni prévoit renforcer sa présence navale autour de l’île. Ces développements montrent que les tensions dépassent désormais le Moyen-Orient et continuent d’alimenter l’incertitude sur les marchés de l’énergie.

** Même si le Canada est un important producteur de pétrole, le prix n’est pas fixé ici. Il est déterminé sur les marchés internationaux en fonction de l’offre et de la demande, et influencé par des événements comme les conflits ou les décisions des grands pays producteurs. Comme le pétrole est vendu en dollars américains à l’échelle mondiale, le Canada paie le prix du marché, même lorsqu’il produit son propre brut.

ashtelecall