
Le lock-out au CN a pris fin avec la levée des lignes de piquetage par le syndicat des Teamsters, permettant ainsi une reprise du travail prévue pour vendredi. Toutefois, la situation reste tendue au CPKC, où le conflit de travail se poursuit en attendant une décision du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI). Malgré l’intervention du Ministre du Travail, le CCRI n’a pas encore ordonné la fin de la grève, laissant planer une incertitude qui pourrait avoir des répercussions sur le secteur ferroviaire, le transport routier et la logistique des camionneurs au Québec.
Benoit Therrien, président de Truck Stop Québec, a souligné les limites du camionnage face à ces perturbations. Bien que le transport routier puisse pallier certaines lacunes causées par les problèmes ferroviaires, il ne peut pas remplacer totalement le train, surtout pour des marchandises comme les liquides ou les produits en vrac. Les contraintes liées aux heures de conduite des camionneurs et la complexité de transporter certains types de marchandises montrent que, malgré sa flexibilité, le secteur du camionnage a ses limites.
Pendant ce temps, Trans-West a su s’adapter rapidement aux perturbations liées au conflit ferroviaire. Malgré la courte durée du lock-out, l’entreprise a enregistré une hausse de 15% des demandes de transport de marchandises. Cette augmentation, en pleine période creuse, montre que les clients se tournent rapidement vers le transport par camion pour sécuriser leurs expéditions. Patrick Gagnon, gestionnaire pour l’entreprise, reste cependant vigilant, insistant sur la nécessité de maintenir un service de qualité pour les clients réguliers tout en répondant aux nouvelles sollicitations sans compromettre les engagements existants.
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