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Ambulances électriques : une subvention gouvernementale pour leur déploiement au Québec

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Ambulances électriques : une subvention gouvernementale pour leur déploiement au Québec

Le paysage des urgences médicales au Québec s’apprête à subir une transformation significative avec l’arrivée des premières ambulances électriques. L’entreprise Demers, basée à Belœil, a récemment reçu une subvention de 2,1 millions de dollars du gouvernement québécois pour faciliter l’introduction de ces véhicules. Ce financement, octroyé à la suite d’un décret gouvernemental en juillet, marque le début d’une nouvelle étape pour le transport médical d’urgence dans la province.

Cette aide financière est spécifiquement destinée à soutenir la phase initiale du projet, qualifiée de « projet de démonstration » par Propulsion Québec. Cette phase expérimentale permettra de tester l’efficacité et la performance des ambulances électriques dans diverses régions du Québec. Durant au moins deux ans, les véhicules seront mis à l’épreuve pour évaluer leur capacité à s’adapter aux conditions climatiques et aux exigences opérationnelles spécifiques du Québec.

La première phase du projet est déjà appuyée par une autre subvention de 1,2 million de dollars, provenant du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie. L’objectif principal de cette initiative est de prouver que les ambulances électriques peuvent répondre aux besoins médicaux urgents tout en s’intégrant dans le contexte québécois, où les hivers rigoureux et les longues distances représentent des défis particuliers.

L’idée d’une ambulance électrique n’est pas nouvelle pour Demers, qui travaille depuis plusieurs années à son développement. Le nouveau modèle, baptisé eFX, est le fruit d’une collaboration avec Lion Électrique pour la conception du châssis, et Dana TM4 pour le groupe motopropulseur. Ce véhicule, qui affiche une autonomie d’environ 200 kilomètres et une durée de vie prévue de 10 ans, promet de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre, avec une économie de 50 tonnes par ambulance.

Cependant, le déploiement de ces véhicules ne se fera pas sans défis, notamment dans les régions rurales comme Charlevoix, où les distances parcourues par les ambulances sont considérables. La Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ) a déjà exprimé des préoccupations quant à l’autonomie limitée des véhicules électriques et la nécessité de développer des infrastructures de recharge adaptées. La CTAQ reste toutefois optimiste quant à l’avenir de ces ambulances, tout en soulignant la nécessité d’une mise en place progressive et réfléchie.

La transition vers l’électrification des ambulances au Québec dépendra de la capacité des parties prenantes à surmonter les obstacles logistiques et technologiques qui se présentent.

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