
Le 26 septembre 2024, la Cour supérieure de justice de l’Ontario a approuvé la vente de Pride Group Logistics, division de transport routier de Pride Group Entities, actuellement sous protection des créanciers dans le cadre de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies LACC, à sa famille fondatrice Johal.
Cette vente, d’une valeur de plus de 56 millions de dollars, a été vivement contestée par des créanciers et d’autres membres de l’industrie. Il est important de souligner que le montant total des dettes et obligations financières de Pride Group, au moment de sa mise sous protection des créanciers, s’élevait à environ 1,6 milliard de dollars. Avec plus de vingt créanciers impliqués, cette situation a exacerbé les tensions autour de la vente, d’autant plus que le prix final de 56 millions de dollars paraît dérisoire par rapport à l’ampleur de la dette.
Toutefois, le juge Peter Osborne a jugé que c’était la meilleure solution, notamment grâce au soutien du syndic de faillite Ernst & Young. Selon lui, une liquidation des opérations aurait été coûteuse et complexe, entraînant la perte d’emplois liés.
Le juge Osborne a souligné que, bien que la transaction ne soit pas parfaite, elle représentait la meilleure option pour maintenir les activités de l’entreprise, en évitant les coûts élevés et le chaos qu’aurait causés une fermeture. L’offre de la famille Johal a été jugée largement supérieure aux deux autres reçues, aucune ne prévoyant le maintien des opérations.
Le juge Peter Osborne a pris une position qui peut sembler ambigüe dans cette affaire. Il a reconnu que certains créanciers, comme Challenger Motor Freight, ont soulevé des objections quant à la légitimité de Pride Group Logistics en insinuant qu’ils n’étaient peut-être pas un transporteur « bona fide ». Bien que le juge ait rejeté cette allégation, il aurait admis que des émotions fortes et des conflits d’intérêts persistaient dans cette affaire, notamment en raison de l’implication de la famille Johal. Cette situation pourrait laisser planer un doute sur l’intégrité de la décision, car le juge semblait conscient des tensions personnelles tout en les minimisant dans sa conclusion.
Les créanciers opposés à la vente ont soulevé leurs objections avant d’avoir reçu une analyse de recouvrement du syndic. Le juge a noté que cette opposition semblait principalement motivée par le fait que l’offre provenait de la famille Johal, alors que l’analyse montrait que cette vente offrirait un meilleur retour pour les créanciers.
En dépit des contestations, la vente a été officiellement approuvée et doit être finalisée le 16 octobre, bien que des prolongations soient possibles.











