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Travailleurs étrangers temporaires : l’ACQ réclame un appui clair pour le camionnage

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Travailleurs étrangers temporaires : l’ACQ réclame un appui clair pour le camionnage

Marc Cadieux, président-directeur général de l’ACQ, interpelle les gouvernements pour dénoncer les obstacles à l’embauche de travailleurs étrangers temporaires dans l’industrie du transport routier.

Alors que les règles fédérales encadrant l’embauche de travailleurs étrangers temporaires se durcissent depuis plus d’un an, l’Association du camionnage du Québec (ACQ) lance un appel pressant au gouvernement du Québec pour qu’il fasse preuve de plus de courage politique à Ottawa.

L’objectif : protéger une industrie jugée essentielle à la stabilité économique de la province.

Les entreprises de transport routier se retrouvent aujourd’hui dans une impasse. Faute de main-d’œuvre disponible localement, plusieurs d’entre elles dépendent de travailleurs étrangers temporaires pour pourvoir des postes qu’aucun Québécois ne souhaite occuper. Sans accès rapide et fluide à cette main-d’œuvre, c’est toute une chaine logistique qui se retrouve fragilisée, menaçant l’approvisionnement des marchandises et, par ricochet, la souveraineté économique du Québec.

L’ACQ note que le ministère de l’Immigration peine à faire assouplir les exigences fédérales, malgré les signaux d’alerte envoyés par l’industrie. Pour les membres de l’association, la situation est devenue intenable. Plusieurs entreprises ont investi massivement pour développer leurs opérations en misant sur une main-d’œuvre fidèle et stable, souvent recrutée à l’international, comme par exemple des Européens, des Maghrébins ou encore des travailleurs asiatiques ou de l’Amérique du Sud.

Ces efforts sont aujourd’hui compromis par des départs imprévus de chauffeurs expérimentés, contraints de quitter le pays en raison d’obstacles administratifs.

Dans un contexte où le vieillissement de la main-d’œuvre frappe durement les métiers clés du camionnage, l’ACQ estime qu’il y a urgence d’agir. Elle demande à ce que l’industrie soit reconnue par Ottawa comme secteur stratégique, exempt des dernières mesures de resserrement. L’application intégrale et sans ambiguïté de la « clause grand-père » pour les travailleurs déjà en poste est également réclamée, afin d’éviter la perte de ces employés essentiels ainsi que des impacts économiques additionnels.

« Nous demandons une action ferme et immédiate. Le sujet de la main-d’œuvre ne doit souffrir d’aucune instabilité liée à des choix dictés par la conjoncture politique », souligne Marc Cadieux, président-directeur général de l’ACQ.

Alors que l’automne s’annonce chargé pour les transporteurs, l’appel de l’ACQ met en lumière une réalité bien concrète : sans chauffeurs, il n’y a pas de livraison.

Et sans livraison, c’est toute l’économie qui ralentit.

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