La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) rapporte que les dettes des PME n’ont pas diminué depuis le début de l’année. En effet, la dette moyenne est de près de 170 000 $. C’est le secteur de l’hébergement et de la restauration qui est le plus touché par la COVID-19 avec une dette moyenne qui s’élève à 333 174 $.

«Bien que la dette moyenne globale accumulée à cause de la COVID-19 soit relativement stable depuis six mois, son remboursement sera le prochain défi majeur des PME alors qu’elles doivent encore faire face à plusieurs difficultés : revenus insuffisants, capacité d’accueil limitée et incertitude générale alors que l’automne et l’hiver sont à nos portes», souligne François Vincent, vice-président à la FCEI.

Également, comme seulement 39 % des PME enregistrent des revenus normaux, la FCEI demande aux gouvernements d’adopter les mesures suivantes afin d’éviter que les entreprises s’endettent encore plus :

  • Mettre en place un plan « Restons ouverts » afin d’éviter que les entreprises soient confrontées à d’autres confinements et fermetures.
  • Maintenir les programmes de soutien pour la COVID-19 et les taux de subvention actuels jusqu’à la réouverture complète de l’économie et de nos frontières, et jusqu’à ce que les petites entreprises puissent à nouveau servir leurs clients en personne.
  • Prolonger le délai de remboursement du prêt du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC) jusqu’au 31 décembre 2024 afin qu’elles aient toutes la possibilité d’enregistrer des revenus normaux.
  • Accorder des aides financières supplémentaires aux PME par l’intermédiaire de programmes de subvention provinciaux.

«C’est le moment maintenant, avec les élections fédérales, d’entendre les partis politiques préciser leur engagement à l’égard des priorités des PME. Sans le maintien des programmes d’aide et la possibilité de réaliser des ventes normalement, les propriétaires de PME continueront d’être minés par l’incertitude entourant leur capacité à rembourser leurs dettes et la survie même de leur projet d’entreprise», conclut François Vincent.