
L’Ontario traverse un nouvel épisode de pénurie de sel routier en plein hiver 2025-2026, une situation qui affecte directement le déglaçage des routes, des trottoirs et des stationnements.
Selon CBC News, l’hiver a commencé plus tôt que prévu et s’est accompagné de précipitations plus fréquentes et plus intenses, forçant les municipalités à utiliser leurs réserves de sel beaucoup plus rapidement que prévu afin de maintenir les routes praticables et sécuritaires.
Cette pression est telle que même la mine de sel de Goderich, la plus grande mine de sel souterraine au monde, n’arrive pas à suivre la demande.
L’exploitant confirme fonctionner à pleine capacité, avec des équipes en place sept jours sur sept, mais la succession rapide de tempêtes concentre la demande sur quelques semaines plutôt que sur toute la saison hivernale.
Résultat : les livraisons de sel sont ralenties et les stocks destinés au déglaçage routier doivent être gérés avec prudence.
Face à cette réalité, plusieurs municipalités ont dû modifier leurs plans d’entretien routier. Certaines villes rationnent le sel, utilisent davantage de sable ou des mélanges abrasifs, et misent sur un déneigement plus intensif avant d’appliquer des produits de déglaçage. Ces choix opérationnels expliquent pourquoi, sur certains tronçons, les routes peuvent demeurer glacées ou sembler peu traitées malgré des conditions difficiles.
L’hiver dernier avait déjà été particulièrement difficile pour l’approvisionnement en sel routier. Après plusieurs tempêtes et une succession de petites chutes de neige, les entrepreneurs en déneigement avaient vu leurs réserves fondre rapidement, d’autant plus que la production des mines est basée sur les hivers précédents, plus cléments. Des retards logistiques et des problèmes d’équipement avaient aussi ralenti les livraisons, forçant certains à chercher du sel à l’étranger.
Dans ce contexte, la situation actuelle s’inscrit dans une continuité plutôt que comme un incident isolé, ce qui soulève des préoccupations de plus en plus importantes pour des axes sensibles comme la Transcanadienne, la route 11/17 dans le Nord de l’Ontario, où les déplacements sont déjà particulièrement exigeants en hiver.












