Couvre-feu, restaurants devant fermer leur salle à manger et commerces obligés de fermer le dimanche, les nouvelles restrictions fragiliseront de nombreuses PME selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). Pour l’organisme qui compte 95 000 membres, la résilience des propriétaires de PME qui «jonglent avec ces fermetures à répétitions atteindra tôt ou tard ses limites».

«Avant la mise en place des restrictions de décembre, c’était près d’une PME sur quatre qui ne pensait pas se rendre à la fin de l’année 2022 en raison des revenus sous la normale. Pour les dirigeants de PME qui doivent fermer leur entreprise ou ralentir la prestation de services encore une fois, c’est l’équivalent de courir un marathon sans fin. Le niveau d’endettement contracté en raison de la COVID-19 est plus qu’inquiétant, atteignant les 200 000$ en moyenne pour les restaurateurs avec salle à manger et 100 000$ en moyenne pour les PME québécoises», indique François Vincent, vice-président pour le Québec de la FCEI.

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, la Fédération s’inquiète également de l’impact du report de la rentrée au 17 janvier pour les écoles primaires et secondaires qui amènera l’absence d’employés devant prendre soin de leur enfant.

«La moitié des entreprises au Québec ont moins de cinq employés. Donc, pour celles-ci, perdre un employé représente une réduction de 20 % de la force de production. Le contexte actuel et les nouvelles décisions gouvernementales augmenteront les impacts de la pénurie de main-d’œuvre sur les PME. Les dirigeants d’entreprise devront faire plus d’heures ou refuser des ventes et des contrats», ajoute François Vincent qui exhorte le gouvernement à améliorer sa gestion des tests rapides tout en évaluant la possibilité de réduire la durée de confinement des individus sans symptômes comme c’est le cas aux États-Unis.