
François Legault veut un pont pour le transport de marchandises à Québec | Au lendemain de la publication du rapport de la Caisse de dépôt et placement du Québec Infra (CDPQ Infra) sur la mobilité à Québec, le premier ministre François Legault a confirmé sa volonté de construire un nouveau pont pour les camions dans un corridor à l’est de la ville, et ce, malgré le fait que le rapport ne recommande pas un tel ajout pour le transport routier interrives. Cette décision souligne un engagement prioritaire à la sécurité économique, en réponse aux risques associés à une dépendance excessive sur le seul pont existant entre Québec et Lévis.
La CDPQ Infra a clairement signalé dans son rapport que l’achalandage actuel ne justifie pas la construction d’un nouveau lien entre les deux rives. Toutefois, le premier ministre insiste sur l’importance de ce pont pour le transport des marchandises, en raison du risque économique « démesuré » que représente une fermeture prolongée du pont Pierre-Laporte.
L’idée d’un ajustement du pont de Québec, évoquée par le ministre fédéral Jean-Yves Duclos, a été rapidement écartée par le gouvernement de Legault. Les études préexistantes indiquent que les modifications nécessaires pour permettre le passage des poids lourds sur ce pont n’augmenteraient pas suffisamment le dégagement vertical. Le ministre des Transports a confirmé qu’une telle entreprise nécessiterait une fermeture prolongée, ce qui n’est pas envisageable.
En réaction à ces développements, François Legault a affirmé qu’aucune nouvelle étude économique ou d’achalandage ne serait lancée, s’appuyant sur les multiples analyses déjà réalisées. Cette déclaration a suscité des critiques, notamment de la part du député caquiste de Lévis, Bernard Drainville, qui souligne l’urgence de rétablir la confiance du public envers le gouvernement et ses projets d’infrastructures.
Les réponses de l’opposition n’ont pas tardé. Marc Tanguay, chef par intérim du PLQ, et Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois, ont tous deux dénoncé ce qu’ils perçoivent comme une improvisation et une gestion erratique des finances publiques par la CAQ. Ils reprochent au premier ministre de persister dans un projet controversé, en dépit des conclusions d’experts sur son inutilité prévue. Le débat sur l’efficacité et la nécessité de ce nouveau lien autoroutier entre Québec et Lévis promet de rester un sujet brûlant sur l’arène politique provinciale.











