Un nouveau sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) révèle que les PME veulent voir le gouvernement du Québec agir sur l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre.

Sondés en août, 84% de 804 membres de FCEI ne croient pas le gouvernement du Québec a pris suffisamment de mesures pour combler les pénuries de main-d’œuvre. Le sondage révèle également que 48 % des PME ne sont pas au courant des programmes et mesures du gouvernement du Québec visant à aider les entreprises à trouver et former des employés.

«Il ne se passe pas un jour sans qu’un entrepreneur nous contacte pour parler de la pénurie de main-d’œuvre et du frein que cela représente pour la reprise de son entreprise. Actuellement, les dirigeants de PME doivent effectuer de nombreuses heures supplémentaires, refuser des opportunités d’affaires et annuler ou reporter des contrats parce qu’ils ne trouvent simplement pas les employés dont ils ont besoin. Ces opportunités perdues pour les PME sont des opportunités manquées pour l’économie du Québec. Il n’y a pas de gain à faire à court terme sur l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre», commente François Vincent, vice-président à la FCEI qui tient à rappeler que son organisation a demandé au gouvernement du Québec de réduire le fardeau fiscal pour donner plus d’outils aux PME (augmentation des salaires, acquisition de machines et d’outillages, investissement dans la formation des employés, etc.) et d’élargir le bassin de candidats (augmentation du seuil d’immigration, régionalisation de l’immigration, etc.).

«Les PME ont plusieurs bâtons dans les roues qui les empêchent de retrouver leur équilibre et leur vitesse de croisière. D’abord, elles doivent se relever des impacts négatifs de la pandémie avec un endettement énorme à porter et des revenus qui ne sont toujours pas au rendez-vous. Ensuite, alors qu’elles veulent reprendre le rythme, elles sont freinées parce qu’elles ne trouvent tout simplement pas les employés pour le faire. Pour que les PME puissent contribuer au dynamisme économique à leur pleine capacité et propulser la relance partout au Québec, la priorité de la rentrée parlementaire doit être de répondre à leurs besoins et de prendre des mesures ambitieuses pour relever le défi de la pénurie de main-d’œuvre», conclut François Vincent.