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Formation des camionneurs : près de 7,000 fournisseurs radiés du registre CDL en deux mois

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Formation des camionneurs : près de 7,000 fournisseurs radiés du registre CDL en deux mois

Alignement de camions lourds stationnés devant un centre de formation, illustrant le nettoyage du registre CDL par la FMCSA, avec le texte « Près de 7 000 fournisseurs radiés du registre CDL en deux mois, et ce n’est pas terminé… » et le logo Truck Stop Québec.

La Federal Motor Carrier Safety Administration (FMCSA) a amorcé un important assainissement de son registre officiel des fournisseurs pour la formation des camionneurs, le Training Provider Registry (TPR).

En janvier, l’agence fédérale américaine a retiré environ 3,800 écoles supplémentaires de cette liste, après en avoir exclu près de 3,000 en décembre. Ces retraits s’inscrivent dans une démarche visant à corriger des situations de non-conformité au sein du registre.

Parallèlement, la FMCSA a lancé des audits en personne auprès de 1,500 autres écoles, un processus toujours en cours, qui pourrait mener à de nouvelles exclusions au cours des prochains mois.

Selon les informations disponibles, plusieurs des établissements retirés figuraient toujours au TPR sur le plan administratif, mais n’offraient plus de formation depuis plusieurs années, ou n’avaient jamais dispensé de formation conforme aux exigences de l’Entry-Level Driver Training (ELDT).

Le registre reposait en grande partie sur un système d’auto-certification, ce qui permettait à des entités de demeurer inscrites sans vérification approfondie de leurs activités réelles. Or, l’inscription au TPR autorise légalement un fournisseur à former des candidats au CDL, ce qui rend ces vérifications déterminantes.

Dans l’industrie, certains estiment toutefois que le retrait d’écoles non conformes, à lui seul, ne règlera pas les enjeux liés à la formation des nouveaux conducteurs. Ils soulignent que les exigences actuelles de l’ELDT ne prévoient pas de nombre minimal d’heures obligatoires de conduite sur la route, ce qui limite l’exposition des apprentis à des situations variées et complexes. Cette structure favoriserait une formation axée sur la réussite des examens plutôt que sur l’acquisition d’une expérience pratique qui donne de bonnes aptitudes de conduite dans la réalité du métier.

Enfin, plusieurs intervenants rappellent que la formation des camionneurs se poursuit bien au-delà de l’obtention du permis. L’encadrement lors de l’entrée en emploi, la qualité du mentorat et de la formation supplémentaire offert par les entreprises et le suivi du comportement des nouveaux conducteurs sur la route sont souvent identifiés comme des facteurs importants pour la sécurité et la rétention dans le camionnage.

Dans ce contexte, certains estiment que l’analyse des données d’inspection et de collisions impliquant les nouveaux titulaires de CDL pourrait aussi servir à mesurer l’efficacité réelle des écoles de formation. L’objectif serait d’établir un lien entre la performance observée sur la route après l’obtention du permis et la qualité de la formation reçue en amont, plutôt que de s’appuyer uniquement sur des critères administratifs.

ashtelecall