Le mouvement de boycott des produits américains lancé en début d’année, en réaction aux tarifs imposés par les États-Unis et aux tensions diplomatiques, est toujours vivant. Près de 90% des Canadiens prétendent continuer à privilégier les produits faits au Canada.
Toutefois, selon plusieurs économistes, l’impact réel de ce geste sur les importations non tarifées reste limité. Au Québec, on voit encore des efforts comme l’étiquetage clair des produits locaux, mais l’élan médiatique autour du boycott semble avoir ralenti.
Les voyages vers les États-Unis sont l’un des secteurs où les effets du boycott sont les plus visibles. Selon les dernières données de Statistique Canada, les allers-retours en voiture vers les États-Unis sont en baisse de 23% comparativement à l’année dernière. Pendant ce temps, l’inflation continue de faire pression sur le portefeuille des consommateurs. Cette réalité force certains ménages à faire des choix plus pragmatiques. Acheter local, oui, mais pas à n’importe quel prix. Combien de temps les citoyens pourront-ils soutenir un boycott alors que le coût de la vie, lui, ne cesse d’augmenter?
Dans une entrevue diffusée sur QUB Radio, l’animatrice Isabelle Perron discute du sujet, notamment avec Benoit Therrien, de Truck Stop Québec. Ensemble, ils se demandent si le boycott est toujours aussi fort, quelles sont les raisons qui poussent les gens à continuer ou à abandonner le mouvement.
L’entrevue inclut une intervention de notre collaborateur Charles Pellerin, la participation de Yannick Ménard de Granby, Nancy Chapadeau, spécialiste en agroalimentaire et fondatrice de Chapados Expertise Inc ainsi que d’autres intervenants.
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