
Des citoyens de Thetford Mines demandent à la Ville d’agir face à la circulation importante de camions dans certains secteurs résidentiels, principalement dans les rues du Golf et Mooney, vers le site de valorisation de matériaux amiantés et de sols contaminés situé sur la rue du Lac-Noir, dans le secteur Black Lake.
Lors de la séance du conseil municipal du 1er juin, plusieurs résidents ont soulevé des préoccupations liées à la sécurité routière, au bruit et à la qualité de vie dans le quartier Mitchell.
Un homme, qui est intervenu lors de la séance, a demandé que la limite de vitesse soit abaissée à 30 km/h dans le secteur. Il a aussi dénoncé l’augmentation du transport lourd dans les rues résidentielles. Une autre citoyenne, résidente de la rue du Golf, a expliqué que le passage continuel des camions rend les journées difficiles pour les gens du quartier, autant dans les maisons que dans les cours.
Le Courrier Frontenac rapporte que, selon le conseiller municipal Adam Patry, entre 50 et 60 passages de camions par heure pourraient être observés à certains moments.
Le maire Marc-Alexandre Brousseau a indiqué qu’une partie du transport lourd serait liée au chantier du chemin de fer Québec Central, puisque les matériaux doivent être transportés vers un site autorisé. Il a aussi rappelé que les règles entourant la gestion des matériaux amiantés obligent leur déplacement vers des lieux précis, ce qui entraîne, selon lui, un volume de camions qui pourrait autrement être évité.
Le maire estime que la réglementation actuelle sur l’amiante crée des impacts importants pour les citoyens, en plus de générer du transport, du bruit et des émissions.
La Ville entend maintenant analyser les demandes des citoyens, dont celle visant à réduire la limite de vitesse dans le quartier Mitchell. Le dossier devrait aussi être porté au comité de circulation. Le maire a précisé que la municipalité sollicitera le service de police pour augmenter la surveillance dans le secteur et a invité les citoyens à continuer de signaler les problématiques observées. Même si la Ville ne peut pas tout modifier, elle affirme vouloir regarder les options possibles pour améliorer la sécurité et la qualité de vie des résidents touchés.











