
Depuis le 31 octobre 2023, la grève des chauffeurs d’autobus scolaires desservant plus de 15 000 élèves sur l’île de Montréal complique la vie des familles qui dépendent de ce moyen de transport sécuritaire. Cette grève affecte les commissions scolaires Lester-B.-Pearson et English Montreal, ainsi que les centres de services scolaire de Montréal et Marguerite-Bourgeoys, et le Collège Sainte-Anne. Au cœur de cette situation, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco-CSN revendique des augmentations salariales considérables, suscitant des inquiétudes quant à leur viabilité pour l’entreprise.
Au cours des dix semaines de négociation, les demandes du syndicat sont apparues comme étant nettement plus élevées que les normes établies dans le secteur du transport scolaire au Québec, ainsi que les soutiens financiers précédemment accordés par le gouvernement en 2022. Face à ces revendications, Autobus Transco a proposé une augmentation substantielle des salaires, mais le syndicat a refusé cette offre. Pour résoudre cette impasse, Autobus Transco a suggéré un arbitrage par un tiers impartial, mais cette proposition a également été rejetée par le syndicat, maintenant la grève en cours.
Autobus Transco souligne que ses chauffeurs sont parmi les mieux rémunérés de la région et que l’entreprise offre davantage que d’autres fournisseurs locaux en termes de financement gouvernemental. Le syndicat, cependant, maintient que ses demandes sont justifiées malgré ces éléments.
En ce qui concerne les négociations contractuelles de 2022, le syndicat a évoqué des inexactitudes concernant l’aide gouvernementale accordée à tous les opérateurs de bus scolaires. Les fonds alloués visaient à équilibrer les contrats sur une période de six ans, ce qui permettrait une rémunération plus uniforme pour tous les employés. Cependant, le syndicat considère que ses membres devraient recevoir la totalité des fonds gouvernementaux, ce qui est en désaccord avec les objectifs du programme.
Autobus Transco reconnaît l’impact de cette grève sur les enfants, les familles et la communauté. L’entreprise appelle le syndicat à accepter l’arbitrage par un tiers pour mettre fin à cette grève et garantir un retour à la normale pour les élèves et leurs familles. La situation demeure en suspens alors que les négociations se poursuivent.











