Mon cher Christian
Tiens un autre infos.
Il semble que la devise est de 3 mots seulement.
JE ME SOUVIENS
La petite fille de Taché, Hélène Pâquet semble être la personne qui a mélangé les anglais dans une lettre ouverte à un journaliste du Montréal Star intitulée «Je me souviens, just part of it»: en 1978
La balance serait le fruit de l’imagination des Anglais
Quelques extraits
En 1939, dans une lettre adressée au ministre des Travaux publics, un gendre de Taché, le lieutenant-colonel Étienne-Théodore Pâquet, estimait que «celui qui a synthétisé dans trois mots l’histoire et les traditions de notre race mérite d’être reconnu» autant que Routhier et Lavallée qui ont composé l’hymne Ô Canada.
Du côté des encyclopédies et des dictionnaires de citations repérés entre 1935 et 1979, on ne va pas plus loin que les trois mots attribués à Taché, que ce soit chez Wallace, Hamilton, Colombo ou Hamilton et Shields. Seul Colombo apporte un élément d’interprétation en ajoutant que cette devise «is an allusion to the glory of the Ancien Régime».
Comme on peut le constater, avant 1978, personne, dans les sources que nous avons trouvées jusqu’à maintenant, tant chez les francophones que chez les anglophones, ne fait la moindre allusion à une devise qui aurait plus que trois mots ou qui proviendrait d’un quelconque poème. Si quelqu’un avait fait le moindre lien entre la devise du Québec et le présumé complément que lui attribue Godfrey, il n’y aurait pas lieu de s’esquinter pour chercher un sens au «Je me souviens» ni associer cette devise à un souvenir particulier (le régime français, la défaite de 1759).
Un tournant en 1978
Le vent a tourné radicalement à la fin des années soixante-dix, quand le ministère des Transports, un peu plus d’un an après la prise du pouvoir par le Parti Québécois, a décidé de remplacer le slogan touristique «la belle province» par la devise «Je me souviens» sur les plaques d’immatriculation. Plusieurs se sont alors posé des questions sur la nature, la signification et l’origine du «Je me souviens», quand ils ont reçu leurs plaques au début de 1978, et un journaliste du Montréal Star a recueilli des commentaires. Son texte a fait réagir une lectrice, Hélène Pâquet, dans une lettre ouverte intitulée «Je me souviens, just part of it»:
«Sir,
According to an article (Feb. 4), there is confusion about the Quebec motto.
As you mentioned, it was written by E. E. Taché. “Je me souviens” is only the first line, which may be the cause of the confusion. It goes like this:
Je me souviens/Que né sous le lys/Je croîs sous la rose.
I remember/That born under the lily/I grow under the rose.
I am a granddaughter of Eugène Étienne Taché. My aunt, Mme Clara Taché Fragasso of Quebec City, is the only surviving daughter of E. E. Taché.
I hope that this enlightens some of your readers.
H. Pâquet, St. Lambert.»
Contactée en juillet 1992, par téléphone et par courrier, madame Pâquet, aujourd’hui décédée (tout comme sa tante Clara),
n’a pu préciser l’origine de ce texte de Taché. On notera que ses propos ne concordent pas avec ceux que son père, Étienne-Théodore Pâquet, exprimait en 1939 dans la lettre citée précédemment.
Voir le lien complet
http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Document ... _Deschenes
Désolé, c’est un mythe qui fait l’affaire des anglais.
