
Lundi après-midi, un travailleur du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) a été happé par un camion alors qu’il travaillait sur une opération de marquage routier. Malgré l’accident, le ministère assure que le salarié travaillait dans des conditions sécuritaires. Plusieurs mesures avaient été mises en place pour assurer la sécurité du convoi, notamment la présence de signaleurs routiers en amont pour prévenir les usagers de la route.
Le convoi de marquage était bien protégé, ce qui est une procédure standard pour ce type d’intervention. Néanmoins, le ministère a refusé de divulguer plus de détails concernant l’accident en raison de l’enquête policière en cours. Le travailleur, basé au centre de service de Sherbrooke, est actuellement en convalescence et son état de santé s’améliore progressivement.
Les deux hommes, âgés de 45 et 68 ans, qui se trouvaient à l’intérieur du poids lourd impliqué dans l’accident, ont été interrogés par les policiers puis libérés sous promesse de comparaître. Ils pourraient faire face à des accusations graves, notamment de délit de fuite, de conduite dangereuse et d’agression armée.
En 2022, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a signalé que 814 personnes ont été blessées et huit ont perdu la vie dans des zones de chantier. Devant cette réalité préoccupante, le gouvernement du Québec a inauguré en juin la première Semaine nationale de sensibilisation à la sécurité des travailleurs routiers. Sous le thème « La protection des travailleurs de chantier, j’embarque », cette campagne vise à rappeler aux citoyens l’importance de la vigilance aux abords des travaux routiers.
Cependant, compte tenu du nombre élevé d’accidents, une campagne de sensibilisation ne suffira peut-être pas à sauver des vies, surtout face aux comportements imprudents des conducteurs les plus délinquants…











