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Peine avec sursis pour Steeve «L’Artiss» Charland, ex-porte-parole des Farfadaa

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Peine avec sursis pour Steeve «L’Artiss» Charland, ex-porte-parole des Farfadaa

Steeve Charland. ex porte-parole des Farfadaa, camionneur, accusé pour la manifestation des camionneurs en 2022 à Ottawa.

L’ancien visage public des Farfadaa, Steeve «L’Artiss» Charland, a été condamné à six mois de détention à domicile pour son rôle dans la manifestation des camionneurs contre les mesures sanitaires à Ottawa, survenue à l’hiver 2022.

Âgé d’une cinquantaine d’années et résidant à Grenville-sur-la-Rouge, au Québec, Steeve Charland purgera sa peine à domicile, avec autorisation de sortie uniquement pour le travail ou des raisons médicales. Cette décision met un terme à plus de trois ans de procédures judiciaires qui ont débuté après son arrestation en février 2022.

Lors du prononcé de la peine, le juge Robert Pelletier a insisté sur l’absence de remords démontrés par l’accusé, malgré son casier judiciaire vierge. Il a rappelé les impacts négatifs de la manifestation, qualifiée de « triste chapitre dans l’histoire de la capitale nationale », sur les résidents et l’économie locale.

Le tribunal a aussi souligné que Steeve Charland, en tant que figure active et mobilisatrice, avait joué un rôle important dans le soutien logistique et moral offert à une quarantaine de camionneurs québécois stationnés au centre-ville.

La Couronne, qui réclamait d’abord une peine de trois ans de prison, avait finalement réduit sa demande à 18 mois avec sursis, tenant compte d’un jugement récent rendu dans une cause similaire impliquant Pat King. Le juge a opté pour une peine moins restrictive, estimant qu’elle atteignait les objectifs de dissuasion tout en reconnaissant le respect des conditions de libération de Charland depuis son arrestation.

En plus de la peine domiciliaire, Steeve Charland devra effectuer 40 heures de travaux communautaires, s’abstenir de tout contact avec plusieurs figures associées au « Convoi de la liberté », et verser une suramende compensatoire de 200$.

Le juge a conclu que ce faux pas judiciaire, bien qu’important, semblait avoir laissé une empreinte dans le parcours de Charland, qu’il a décrit comme un homme généralement respectueux des lois.

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ashtelecall