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Ottawa doit s’attaquer à l’endettement des PME

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Ottawa doit s’attaquer à l’endettement des PME

Pour la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), le gouvernement fédéral doit résoudre rapidement les plus grandes lacunes des programmes d’aide destinés aux PME et s’attaquer à leur niveau d’endettement avant la fin de la session parlementaire.

Pour l’organisme comptant 95 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions, le gouvernement doit prolonger le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC). On demande également à Ottawa de conserver les taux actuels de la subvention salariale et de l’aide au loyer jusqu’à la réouverture complète de l’économie, incluant les frontières.

«En moyenne, les PME ont accumulé des dettes s’élevant à 163 000 $ à cause de la COVID-19 et elles ne savent pas comment elles vont pouvoir les rembourser. L’endettement est le principal obstacle auquel les propriétaires de PME seront confrontés au moment de la réouverture. C’est un enjeu pressant et ils demandent que le gouvernement les aide maintenant», indique Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la FCEI.

Selon un sondage récent, c’est 46 % des chefs de PME qui s’inquiètent de la survie de leur entreprise en raison de leur niveau d’endettement. Pour les soutenir dans leur transition vers la relance, la FCEI demande au gouvernement de :

  • Permettre aux nouvelles entreprises d’avoir accès à tous les programmes d’aide fédéraux.
  • Conserver les taux actuels de la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) et de la Subvention salariale d’urgence pour le loyer (SUCL) au-delà du 3 juillet, et prolonger les subventions après le mois de septembre.
  • Augmenter le prêt du compte d’urgence (CUEC) à 80 000 $ et la portion subvention à 50 %.
  • Reporter la date de remboursement du CUEC après la fin de 2022.
  • Inclure une portion subvention dans les prêts du Programme de crédit pour les secteurs très touchés (PCSTT).

«De nombreuses entreprises sont à deux doigts de la faillite en raison des mesures de confinement et des restrictions imposées dans l’ensemble du pays qui ont duré beaucoup plus longtemps que prévu. Elles ont besoin de temps et d’aide pour se remettre sur pied. Le gouvernement fédéral ne peut pas attendre jusqu’à l’automne pour s’attaquer au niveau d’endettement préoccupant des PME qui menace leur survie», conclut Jasmin Guénette.

Lundi 21 juin 2021.
Stéphane Lévesque

 

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