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L’industrie du transport fait les frais des négociations entre Contrôle Routier Québec (CRQ) et le Conseil du trésor

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L’industrie du transport fait les frais des négociations entre Contrôle Routier Québec (CRQ) et le Conseil du trésor

Un camion intercepté lors d’un contrôle routier, illustrant les tensions dans l’industrie du transport et CRQ.

L’industrie du transport serait prise en otage dans les tensions entre la Fraternité des constables de Contrôle routier Québec (CRQ) et le Conseil du trésor.

Les entreprises du Groupe Guilbault et du Groupe Robert aurait fait l’objet d’une opération ciblée qui a conduit à un volume d’interceptions record, sans véritable justification.

Des moyens de pression qui paralysent les opérations

Face à l’impasse dans leurs négociations, les membres de la Fraternité des constables de CRQ auraient choisi d’intensifier leurs moyens de pression en ciblant de manière spécifique certains des plus gros transporteurs du Québec. Résultat : des contrôles massifs et des vérifications de véhicules appartenant aux entreprises du Groupe Guilbault et du Groupe Robert, qui selon elles, subissent un acharnement injustifié.

Selon Éric Gignac, une douzaine de camions du Groupe Guilbault ont été soumis à ces contrôles mardi matin. Du côté du Groupe Robert, ce chiffre s’élève à vingt-deux, bien au-delà de la moyenne habituelle d’environ quinze inspections mensuelles par transporteur.

Toutefois, du côté syndical, on rejette l’idée d’une action organisée et systématique contre ces entreprises.

Une interception controversée sur le pont Jacques-Cartier

Parmi les incidents signalés, un camion du Groupe Guilbault a été intercepté sur le pont Jacques-Cartier, contraignant son conducteur à emprunter la sortie menant à l’île Notre-Dame pour une vérification routière. Une manœuvre complexe et délicate qui, en l’absence de justification, engendre un risque inutile.

Les entreprises concernées dénoncent un usage détourné du rôle des contrôleurs routiers, affirmant que ces actions perturbent considérablement leurs opérations et engendrent des coûts supplémentaires. Ces moyens de pression leur causent d’importants préjudices, les forçant à réorganiser leurs opérations.

Dans un contexte où l’industrie et l’Association du camionnage du Québec dénoncent les chauffeurs inc. et demandent une surveillance de ces derniers, ces interventions apparaissent comme un gaspillage de ressources en ciblant les bonnes entreprises de la province de manière zélée.

Des recours légaux envisagés

Devant cette situation, les entreprises visées exigent que ces contrôles intensifiés cessent immédiatement, sous peine d’envisager des recours judiciaires. Alors que les négociations entre la Fraternité des constables de CRQ et le Conseil du trésor restent dans l’impasse, l’industrie du transport se retrouve, une fois de plus, en première ligne des tensions syndicales.

Reste à voir si une intervention rapide permettra de rétablir une situation normale pour les transporteurs du Québec.

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