- dim. 4 mars 2007 15:13
#62222
La rivière du capitaliste
Par Stéphane Duquette
Lundi 8 janvier 2007
Cette nuit, je me suis réveillé en sursautant, le coeur en pleine course. Le souvenir de cette guerre, ces morts près de moi, ces enfants mutilés..... Afrique 1991.
Laissez moi vous raconter mon rêve.
Des morceaux de métal fumants, des odeurs de bitumes, l'humanité s'était définitivement évaporée. Je ne savais pas si c'était la destruction de la ville par un incendie, par les bombardements où par la venue d'un mauvais messie. Bref, il restait que moi et le capitaliste Narumbi. Mon ventre criait à la famine et j'étais sans savoir combien de temps j'étais demeuré inconscient. Aucune possibilité de me nourrir, tout était anéantit.
Après plusieurs kilomètres de marche..., je vis au loin, un lac. « J'avais le ventre plus grands que les orteils». Quelques dizaines de poissons nageaient doucement dans ce petit lac d'eau sablé. Il me fallait trouver une façon de capturer un de ces poïkilothermes et de le dévorer. J’avais une faim pressante. Narumbi cherchait aussi une solution. « Cette être avare comme un rat me rendait fou ». Sa richesse personnelle était classé deuxième d'Afrique avant cette guerre nucléaire, mais, maintenant, il n'était plus que seul avec moi, près de cette étang à chercher une solution pour assouvir son appétit agressive.
Je trouvai un morceau de bois, heureux, je me mis au travail, après 1 heure à tenter d'assommer un poisson passant près de nous, Je réussis à en sortir un. Narumbi ne me souriait pas. Il me méprisait. Je crois que l'intérêt qu'il me portait, était équivalant à l'intérêt que porte «une vache Canadienne» devant un ordinateur (...).Avec mon coeur, je pris le poisson et je le partagea avec lui.
Soudain, je me réveillai un bref instant et me replongeai aussitôt dans le même rêve….
Cette fois, les rôles avaient changé. C'était Narumbi le capitaliste qui était assis devant le petit lac. Il avait trouvé une cuillère dans le sable goudronné. Comme on vide une maison de ses meubles, il vida le lac de tout l'eau qui recouvrait les poissons, il en prit deux et partit, laissant mourir devant mes yeux les suivants.

Stéphane Duquette
Par Stéphane Duquette
Lundi 8 janvier 2007
Cette nuit, je me suis réveillé en sursautant, le coeur en pleine course. Le souvenir de cette guerre, ces morts près de moi, ces enfants mutilés..... Afrique 1991.
Laissez moi vous raconter mon rêve.
Des morceaux de métal fumants, des odeurs de bitumes, l'humanité s'était définitivement évaporée. Je ne savais pas si c'était la destruction de la ville par un incendie, par les bombardements où par la venue d'un mauvais messie. Bref, il restait que moi et le capitaliste Narumbi. Mon ventre criait à la famine et j'étais sans savoir combien de temps j'étais demeuré inconscient. Aucune possibilité de me nourrir, tout était anéantit.
Après plusieurs kilomètres de marche..., je vis au loin, un lac. « J'avais le ventre plus grands que les orteils». Quelques dizaines de poissons nageaient doucement dans ce petit lac d'eau sablé. Il me fallait trouver une façon de capturer un de ces poïkilothermes et de le dévorer. J’avais une faim pressante. Narumbi cherchait aussi une solution. « Cette être avare comme un rat me rendait fou ». Sa richesse personnelle était classé deuxième d'Afrique avant cette guerre nucléaire, mais, maintenant, il n'était plus que seul avec moi, près de cette étang à chercher une solution pour assouvir son appétit agressive.
Je trouvai un morceau de bois, heureux, je me mis au travail, après 1 heure à tenter d'assommer un poisson passant près de nous, Je réussis à en sortir un. Narumbi ne me souriait pas. Il me méprisait. Je crois que l'intérêt qu'il me portait, était équivalant à l'intérêt que porte «une vache Canadienne» devant un ordinateur (...).Avec mon coeur, je pris le poisson et je le partagea avec lui.
Soudain, je me réveillai un bref instant et me replongeai aussitôt dans le même rêve….
Cette fois, les rôles avaient changé. C'était Narumbi le capitaliste qui était assis devant le petit lac. Il avait trouvé une cuillère dans le sable goudronné. Comme on vide une maison de ses meubles, il vida le lac de tout l'eau qui recouvrait les poissons, il en prit deux et partit, laissant mourir devant mes yeux les suivants.

Stéphane Duquette
