- ven. 30 déc. 2011 17:37
#288151
Distractions au volant: le cas des CB à clarifier
Le Soleil
(Québec) Les travailleurs qui se servent d'appareils de radiocommunication en voiture comme les CB et les walkies-talkies attendent avec impatience qu'un flou juridique soit clarifié à la suite d'un jugement rendu au printemps qui interdit l'utilisation de leur précieux outil de travail.
Ces appareils qu'utilisent par exemple les camionneurs ainsi que les chauffeurs de taxi et d'autobus n'étaient pas visés par la loi interdisant le cellulaire au volant. Mais le 12 mai dernier, un juge de la Cour supérieure a élargi la définition de celle-ci, arguant que ces appareils possèdent la possibilité de transmettre la voix.
La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) analyse présentement le dossier afin de voir si elle recommandera ou non au ministère des Transports une modification de la loi pour inclure le CB - qui permet d'émettre et recevoir des messages via les ondes radio - et le walkie-talkie. «On consulte les gens qui sont touchés», a expliqué le porte-parole de la SAAQ, Gino Desrosiers.
Le 13 décembre, l'organisme aurait notamment rencontré des représentants d'Hydro-Québec, de la Société de transport de Montréal (STM) ainsi que de l'Association du camionnage du Québec, affirme le président de cette association, Marc Cadieux. Ce dernier dit avoir récemment transmis à contrecoeur un mémo à ses membres les informant que l'utilisation des appareils de radiocommunication constituait désormais une infraction au Code de la sécurité routière.
«On prétend toujours que c'est des causes de distraction, mais à un moment donné, il va falloir revenir à la réalité de la vie de tous les jours. À ce compte-là, il y a tellement d'autres choses qui peuvent nous distraire, comme la radio, les panneaux publicitaires sur les bords des routes ou l'enfant qui nous parle sur le siège arrière», a ironisé M. Cadieux.
Le camionneur indépendant André Gicquel n'utilise pas souvent son CB, mais croit néanmoins qu'il est pratique lors de situations d'urgence ou s'il veut savoir par un autre chauffeur qu'une route est fermée. «Mais tout, dans ce cas-là, est une source de distraction», fait-il valoir au sujet du jugement.
Mesure exagérée
Même s'il n'utilise plus le CB comme principal moyen de communication depuis deux ans, le président de Taxi Coop à Québec, Homsy Abdallah, estime de son côté qu'il est exagéré de vouloir le proscrire. «Ça n'a jamais été problématique», a-t-il soutenu, précisant que ces appareils ne servaient généralement qu'à transmettre rapidement des informations plutôt qu'à entretenir des discussions.
De plus, dit-il, de nombreuses petites compagnies les utilisent encore. «C'est toute l'industrie qui est touchée», a-t-il souligné.
Selon M. Cadieux, les intervenants devraient à nouveau se réunir en janvier pour faire avancer le dossier.
Le Soleil
(Québec) Les travailleurs qui se servent d'appareils de radiocommunication en voiture comme les CB et les walkies-talkies attendent avec impatience qu'un flou juridique soit clarifié à la suite d'un jugement rendu au printemps qui interdit l'utilisation de leur précieux outil de travail.
Ces appareils qu'utilisent par exemple les camionneurs ainsi que les chauffeurs de taxi et d'autobus n'étaient pas visés par la loi interdisant le cellulaire au volant. Mais le 12 mai dernier, un juge de la Cour supérieure a élargi la définition de celle-ci, arguant que ces appareils possèdent la possibilité de transmettre la voix.
La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) analyse présentement le dossier afin de voir si elle recommandera ou non au ministère des Transports une modification de la loi pour inclure le CB - qui permet d'émettre et recevoir des messages via les ondes radio - et le walkie-talkie. «On consulte les gens qui sont touchés», a expliqué le porte-parole de la SAAQ, Gino Desrosiers.
Le 13 décembre, l'organisme aurait notamment rencontré des représentants d'Hydro-Québec, de la Société de transport de Montréal (STM) ainsi que de l'Association du camionnage du Québec, affirme le président de cette association, Marc Cadieux. Ce dernier dit avoir récemment transmis à contrecoeur un mémo à ses membres les informant que l'utilisation des appareils de radiocommunication constituait désormais une infraction au Code de la sécurité routière.
«On prétend toujours que c'est des causes de distraction, mais à un moment donné, il va falloir revenir à la réalité de la vie de tous les jours. À ce compte-là, il y a tellement d'autres choses qui peuvent nous distraire, comme la radio, les panneaux publicitaires sur les bords des routes ou l'enfant qui nous parle sur le siège arrière», a ironisé M. Cadieux.
Le camionneur indépendant André Gicquel n'utilise pas souvent son CB, mais croit néanmoins qu'il est pratique lors de situations d'urgence ou s'il veut savoir par un autre chauffeur qu'une route est fermée. «Mais tout, dans ce cas-là, est une source de distraction», fait-il valoir au sujet du jugement.
Mesure exagérée
Même s'il n'utilise plus le CB comme principal moyen de communication depuis deux ans, le président de Taxi Coop à Québec, Homsy Abdallah, estime de son côté qu'il est exagéré de vouloir le proscrire. «Ça n'a jamais été problématique», a-t-il soutenu, précisant que ces appareils ne servaient généralement qu'à transmettre rapidement des informations plutôt qu'à entretenir des discussions.
De plus, dit-il, de nombreuses petites compagnies les utilisent encore. «C'est toute l'industrie qui est touchée», a-t-il souligné.
Selon M. Cadieux, les intervenants devraient à nouveau se réunir en janvier pour faire avancer le dossier.
Pourquoi travailler quand on peut revendiquer le fruit du travail des autres... Un socialiste

