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By Benoit
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(Montréal) De par sa situation géographique, la Vallée du Haut-Saint-Laurent a tout ce qu'il faut pour devenir un important centre de transport et de logistique. Et bonne nouvelle, tous les décideurs de cette région ont accepté de mettre leurs forces en commun pour en faire une priorité au cours des prochaines années.

La Vallée du Haut-Saint-Laurent est située dans l'extrême sud-ouest du Québec.

D'une part, elle ceinture la grande région montréalaise par le sud et par l'ouest. D'autre part, elle touche une partie de l'Ontario et longe l'État américain de New York sur plusieurs dizaines de kilomètres.

«Environ 80% de toutes les marchandises du Québec passent sur notre territoire. Notre but, c'est de créer un pôle logistique à valeur ajoutée, un peu comme dans la région du Nord-Pas-de-Calais, dans le nord de la France», explique Jacques Laberge, directeur général de la Conférence régionale des élus (CRE) de la Vallée du Haut Saint-Laurent.


Située entre Paris, Londres et les grands ports du Benelux, Anvers et Rotterdam, cette zone baptisée Nord-Logistique est un important carrefour d'échanges stratégiques pour l'ensemble de l'Europe. Comme elle, la région de la Vallée du Haut-Saint-Laurent dispose d'un excellent réseau ferroviaire et fluvial.

N'y manque qu'un réseau autoroutier de premier plan, lequel sera une réalité lorsque le nouveau tronçon de l'autoroute 30 sera complété en 2013.

Les cinq MRC présentes sur le territoire de la Vallée du Haut-Saint-Laurent ont chacune leurs forces, leurs caractéristiques, mais aussi leurs faiblesses. Voyons comment cela se traduira dans la foulée du projet de création du plus ambitieux pôle de logistique au Québec.

Avec des villes comme Châteauguay, La Prairie et Saint-Constant, la MRC de Roussillon compte à elle seule près de la moitié de la population de la Vallée du Haut-Saint-Laurent. Même si l'économie y est très diversifiée (papiers fins, circuits imprimés, portes et fenêtres, etc.), c'est sur le secteur bioalimentaire que la région va miser.

«Nous sommes à développer une plateforme dans le bioalimentaire. Nous ne voulons pas juste d'un gros centre de distribution. Nous cherchons plutôt à mettre sur pied des centres d'aide à la production, une structure où il y aura de la valeur ajoutée», explique Ginette Laurencelle, directrice générale de la MRC de Roussillon.

Dans cette région, les entreprises agroalimentaires d'importance sont notamment Les Produits Zinda, lequel est le plus important fabricant de couscous au Canada et deuxième en importance en Amérique du Nord. Mosti Mondial est à la fois importateur, transformateur et distributeur de moûts de raisins partout en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde. Uni-Soya, un fabricant de tofu à Saint-Isidore, exporte également à l'extérieur du Québec.

La MRC Les Jardins-de-Napierville porte bien son nom. On lui a d'ailleurs accolé le surnom de «jardin du Québec», car on y retrouve la plus grande concentration de terres noires de la province, des terres qui valent jusqu'à 18 000$ l'acre, fait remarquer Michel Charbonneau, directeur général de la MRC.

Sur ce territoire, zoné agricole à près de 97%, on retrouve les plus importants producteurs maraîchers, mais aussi un nombre élevé de pomiculteurs.

L'été, près de 3000 travailleurs étrangers viennent y bosser. Quatre mois par année, c'est le plein emploi, avec un taux de chômage qui frôle les 3,5%.

En matière de logistique et de transport, la MRC veut évidemment se spécialiser dans l'agricole. Et ce qui joue en sa faveur, c'est le poste frontalier de Lacolle, au bout de l'autoroute 15.

«La zone frontalière à Saint-Bernard-de-Lacolle offre de grandes possibilités. De part et d'autre de l'autoroute 15, c'est zoné blanc. On a donc la possibilité d'y aménager une infrastructure pour la logistique et le transport. Mais il est trop tôt pour révéler quoi que ce soit. Nous étudions différentes possibilités», explique Michel Charbonneau.

La MRC Beauharnois-Salaberry est, elle aussi, très intéressée par la logistique et le transport. Sa plus grande ville, Salaberry-de-Valleyfield, est propriétaire de l'un des rares, sinon le seul, port municipal au Canada. La région profitera abondamment du prolongement de l'autoroute 30, du moins en ce qui concerne les retombées immédiates entourant ce projet de plus d'un milliard de dollars.

Dans la foulée, Salaberry-de-Valleyfield, va créer, non pas un, mais deux parcs industriels. Elle compte également agrandir son port, créer un incubateur industriel et investir massivement dans ses infrastructures. La ville de 40 000 habitants souhaite par ailleurs se spécialiser dans l'industrie verte, c'est-à-dire le recyclage et la revalorisation.

De toute évidence, la MRC de Vaudreuil-Soulanges a quelque peu inspiré le projet de logistique et de transport. C'est à Les Coteaux que Canadian Tire a choisi d'y installer son centre de distribution pour l'Est du Canada. L'emplacement est tellement judicieux que le géant du commerce de détail souhaite injecter des dizaines de millions pour prendre de l'expansion.

Mais selon Jacques Laberge, directeur de la CRE Vallée du Haut-Saint-Laurent, le projet d'expansion de Canadian Tire n'a pas encore reçu l'aval de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).

En revanche, la MRC de Vaudreuil-Soulanges n'est pas à plaindre. Le flux migratoire y a été très intense ces derniers temps.

«Ç'a été en quelque sorte le prolongement du West Island. C'est une des régions qui connaît l'un des booms économiques les plus importants au Québec. Il y a eu beaucoup de nouvelles constructions résidentielles, de nouveaux commerces et de nouvelles entreprises», dit Jacques Laberge.

De l'autre côté du fleuve, dans la MRC Haut-Saint-Laurent, c'est une tout autre histoire. Cette MRC, et sa capitale régionale, Huntingdon, est la moins prospère dans la Vallée du Haut-Saint-Laurent. Ce qui n'empêche pas les décideurs locaux de mettre les bouchées doubles pour attirer non seulement de nouvelles entreprises, mais aussi de plus en plus de touristes.

Le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, veut faire de la région «un deuxième Knowlton» pour les touristes. Mais surtout, il veut attirer de nouvelles entreprises. Il annonce que sa municipalité offre gratuitement des terrains industriels.

Bonne nouvelle: la ville accueillera sous peu le plus important site de transbordemement de grains biologiques au Canada, un projet d'environ 15 millions qui vaut son pesant d'or.

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