- mar. 26 janv. 2010 16:22
#239972
Parmi les onze Français sélectionnés pour participer à l'émission de TF1 face à Nicolas Sarkozy, Jimmy Bils, patron de Bils-Deroo Transports et adhérent de la FNTR. Il a interrogé le chef d'État sur la taxe carbone, l'écotaxe, le cabotage routier et le problème d'accès au crédit pour les PME. La vidéo de l'émission.
Jimmy Bils, 43 ans, chef d'entreprise de transport routier de marchandises de 800 salariés dans le Nord : face au président de la République, le 25 janvier à l'émission "Paroles de Français", le patron routier ne s'est pas démonté. Il a tout d'abord interpellé Nicolas Sarkozy sur les difficultés pour les PME d'accéder au crédit : "En 2009, vous avez fait beaucoup pour les banques, vous les avez soutenues, relancées, leur avez donné des garanties de l'État. Mais ma PME reste sur sa faim, car comme mes confrères, j'ai de grosses difficultés pour obtenir des prêts. Il faut que les banques prennent des risques pour aider les entreprises à réinvestir et donc à créer ou re-créer des emplois", a-t-il lancé.
Réponse du chef de l'État : le médiateur du crédit nommé par le gouvernement a reçu 60 000 dossiers, les 2/3 ont été réglés, parfois pour des demandes de prêts de 2 000 à 5 000 euros. Puis, il a assuré que son objectif, avec le grand emprunt, était d'aider les entreprises à renforcer leurs fonds propres, pour les rendre moins dépendantes des crédit bancaires.
Taxe carbone
Deuxième sujet mis sur la table par le transporteur routier, la taxe carbone : "c'est un impôt nécessaire, mais un impôt de plus", qui risque de fragiliser des entreprises de transport françaises face à la concurrence européenne, notamment celle des transporteurs des pays de l'Est qui pratiquent des salaires cinq fois plus bas qu'en France, a plaidé Jimmy Bils. Le patron routier en a profité pour demander que le secteur du TRM bénéficie de la même exonération que les pêcheurs ou les agriculteurs. Nicolas Sarkozy, visiblement bien informé, a rappelé que le cabotage des camions étrangers avait été limité à trois trajets avant d'embrayer sur la nécessité de "sauver la planète". Sans vraiment répondre sur le sujet des exemptions.
"Il faut, avec cette taxe, faire en sorte que les produits propres soient moins chers que ceux qui polluent. Si on attend que les autres le fassent, on joue avec notre santé", a martelé le chef de l'État tout en rappelant que le gouvernement allait se "battre pour avoir une taxe carbone aux frontières de l'Europe".
L'écotaxe poids lourds
Au sujet de l'écotaxe qui sera en vigueur en 2012, Nicolas Sarkozy a insisté sur le fait qu'elle concernerait tous les véhicules, français et étrangers, en transit sur les routes françaises : "Il n'y aura pas de distorsion de concurrence". Le produit de cette taxe servira à l'entretien des infrastructures routières, a promis le chef de l'État.
Jimmy Bils, 43 ans, chef d'entreprise de transport routier de marchandises de 800 salariés dans le Nord : face au président de la République, le 25 janvier à l'émission "Paroles de Français", le patron routier ne s'est pas démonté. Il a tout d'abord interpellé Nicolas Sarkozy sur les difficultés pour les PME d'accéder au crédit : "En 2009, vous avez fait beaucoup pour les banques, vous les avez soutenues, relancées, leur avez donné des garanties de l'État. Mais ma PME reste sur sa faim, car comme mes confrères, j'ai de grosses difficultés pour obtenir des prêts. Il faut que les banques prennent des risques pour aider les entreprises à réinvestir et donc à créer ou re-créer des emplois", a-t-il lancé.
Réponse du chef de l'État : le médiateur du crédit nommé par le gouvernement a reçu 60 000 dossiers, les 2/3 ont été réglés, parfois pour des demandes de prêts de 2 000 à 5 000 euros. Puis, il a assuré que son objectif, avec le grand emprunt, était d'aider les entreprises à renforcer leurs fonds propres, pour les rendre moins dépendantes des crédit bancaires.
Taxe carbone
Deuxième sujet mis sur la table par le transporteur routier, la taxe carbone : "c'est un impôt nécessaire, mais un impôt de plus", qui risque de fragiliser des entreprises de transport françaises face à la concurrence européenne, notamment celle des transporteurs des pays de l'Est qui pratiquent des salaires cinq fois plus bas qu'en France, a plaidé Jimmy Bils. Le patron routier en a profité pour demander que le secteur du TRM bénéficie de la même exonération que les pêcheurs ou les agriculteurs. Nicolas Sarkozy, visiblement bien informé, a rappelé que le cabotage des camions étrangers avait été limité à trois trajets avant d'embrayer sur la nécessité de "sauver la planète". Sans vraiment répondre sur le sujet des exemptions.
"Il faut, avec cette taxe, faire en sorte que les produits propres soient moins chers que ceux qui polluent. Si on attend que les autres le fassent, on joue avec notre santé", a martelé le chef de l'État tout en rappelant que le gouvernement allait se "battre pour avoir une taxe carbone aux frontières de l'Europe".
L'écotaxe poids lourds
Au sujet de l'écotaxe qui sera en vigueur en 2012, Nicolas Sarkozy a insisté sur le fait qu'elle concernerait tous les véhicules, français et étrangers, en transit sur les routes françaises : "Il n'y aura pas de distorsion de concurrence". Le produit de cette taxe servira à l'entretien des infrastructures routières, a promis le chef de l'État.
Pourquoi travailler quand on peut revendiquer le fruit du travail des autres... Un socialiste
