- dim. 13 janv. 2008 10:31
#130636
J’ai conduit une citerne en Europe
Il y a de ça plusieurs années, en l’automne1991, j’effectuais un tour de vélo en Europe. Un jour, je suis arrivé dans un petit terrain de camping au nord de la Hollande. Je piquais ma tente et commençais à m’installer alors que mon voisin vint à ma rencontre. Il parlait peu l’anglais, et ne connaissait absolument pas le français. On s’échangea tant bien que mal quelques mots et il me dit qu’il travaillait comme camionneur. Ah, et bien moi aussi lui dis-je. Il me convia alors pour le souper avec sa famille dans leur roulotte. Après un copieux repas, ils m’invitèrent à le visiter dans leur village et rester chez eux si je passait par là au cour de mon périple. Je pris l’adresse et le numéro de téléphone et continua mon petit bout de chemin, où quelques jours plus tard je m’embarquai pour l’Angleterre après avoir visité Amsterdam.
À mon retour sur le continent, je me suis rendu à Bruxelles et me souvins de l’invitation de cette famille bien sympathique qui habitait tout au sud de la Hollande. Je leur téléphonai et ils réitérèrent leur invitation à venir les voir. J’arrivais chez eux quelques jours après en début de soirée, un bon souper chaud m’attendait après une journée de vélo sous la pluie. Après quelques jours à explorer les environs, j’ai demandé à accompagner mon convive dans sa journée de travail.
Il effectuait des livraisons de glucose avec un semi-remorque citerne. Départ très tôt le matin après la vérification de routine. C’était avec une livraison pour le nord du pays (ce qui est possible de faire en quelques heures là-bas). Le voyage à l’aller fut intéressant parce que je n’avais vu les autoroutes Européennes qu’en les traversant sur des viaducs à vélo. Il faut également dire qu’en « CabOver », on est aux premières loges sur la route. Après avoir siphonner le contenu de la citerne chez le client, on prit la direction du retour.
J’avais demandé si c’était possible de conduire son camion alors que le camion était lège. Il faut comprendre ici que mon convive balbutiait quelques mots d’anglais seulement, mais la communication était possible du fait que nous connaissions tous deux les camions.
Il est arrêté à une halte routière et nous avons changé de siège. Il me fournit quelques explications que je répétais afin de m’assurer avoir bien compris. Je lui posai quelques questions et me voilà à la commande d’un « CabOver » bleu et blanc (un DAF je crois) avec une transmission manuelle synchronisée, avec peu de vitesses si mes souvenirs sont bon, un tableau de bord avec une belle finition qui ressemblait d’avantage à celui d’une voiture que d’un camion Nord Américain,.
On prit l’autoroute. WOW! Le confort que l’on peut ressentir dans un camion européen est totalement différent de ce que l’on ressent ici. À commencer par l’état des routes qui est impeccable là-bas. Il faut dire qu’en Europe, les voies pour camions ne sont généralement pas pavées de la même façon que les voies pour voitures. Suspension à l’air pour le tracteur (et la remorque), suspension à l’air pour la cabine, et siège super confortable. En bout de ligne, je sentais quand même assez bien le camion malgré tout ce confort. La transmission synchronisée sans « double-clutch » était vraiment très douce. J’ai conduit un peu plus d’une demi-heure avant de m’arrêter à une autre halte routière. Il faut dire que je ne devais pas être trop légal avec un permis de classe-1 Québécois et un permis de conduire international. Nous sommes finalement revenus à la compagnie en fin d’après-midi après une belle journée de travail sur la route.
Et voilà mon histoire. Ce serait bien de pouvoir plus facilement échanger de telles expériences entre camionneurs Européens et Québécois.
Il y a de ça plusieurs années, en l’automne1991, j’effectuais un tour de vélo en Europe. Un jour, je suis arrivé dans un petit terrain de camping au nord de la Hollande. Je piquais ma tente et commençais à m’installer alors que mon voisin vint à ma rencontre. Il parlait peu l’anglais, et ne connaissait absolument pas le français. On s’échangea tant bien que mal quelques mots et il me dit qu’il travaillait comme camionneur. Ah, et bien moi aussi lui dis-je. Il me convia alors pour le souper avec sa famille dans leur roulotte. Après un copieux repas, ils m’invitèrent à le visiter dans leur village et rester chez eux si je passait par là au cour de mon périple. Je pris l’adresse et le numéro de téléphone et continua mon petit bout de chemin, où quelques jours plus tard je m’embarquai pour l’Angleterre après avoir visité Amsterdam.
À mon retour sur le continent, je me suis rendu à Bruxelles et me souvins de l’invitation de cette famille bien sympathique qui habitait tout au sud de la Hollande. Je leur téléphonai et ils réitérèrent leur invitation à venir les voir. J’arrivais chez eux quelques jours après en début de soirée, un bon souper chaud m’attendait après une journée de vélo sous la pluie. Après quelques jours à explorer les environs, j’ai demandé à accompagner mon convive dans sa journée de travail.
Il effectuait des livraisons de glucose avec un semi-remorque citerne. Départ très tôt le matin après la vérification de routine. C’était avec une livraison pour le nord du pays (ce qui est possible de faire en quelques heures là-bas). Le voyage à l’aller fut intéressant parce que je n’avais vu les autoroutes Européennes qu’en les traversant sur des viaducs à vélo. Il faut également dire qu’en « CabOver », on est aux premières loges sur la route. Après avoir siphonner le contenu de la citerne chez le client, on prit la direction du retour.
J’avais demandé si c’était possible de conduire son camion alors que le camion était lège. Il faut comprendre ici que mon convive balbutiait quelques mots d’anglais seulement, mais la communication était possible du fait que nous connaissions tous deux les camions.
Il est arrêté à une halte routière et nous avons changé de siège. Il me fournit quelques explications que je répétais afin de m’assurer avoir bien compris. Je lui posai quelques questions et me voilà à la commande d’un « CabOver » bleu et blanc (un DAF je crois) avec une transmission manuelle synchronisée, avec peu de vitesses si mes souvenirs sont bon, un tableau de bord avec une belle finition qui ressemblait d’avantage à celui d’une voiture que d’un camion Nord Américain,.
On prit l’autoroute. WOW! Le confort que l’on peut ressentir dans un camion européen est totalement différent de ce que l’on ressent ici. À commencer par l’état des routes qui est impeccable là-bas. Il faut dire qu’en Europe, les voies pour camions ne sont généralement pas pavées de la même façon que les voies pour voitures. Suspension à l’air pour le tracteur (et la remorque), suspension à l’air pour la cabine, et siège super confortable. En bout de ligne, je sentais quand même assez bien le camion malgré tout ce confort. La transmission synchronisée sans « double-clutch » était vraiment très douce. J’ai conduit un peu plus d’une demi-heure avant de m’arrêter à une autre halte routière. Il faut dire que je ne devais pas être trop légal avec un permis de classe-1 Québécois et un permis de conduire international. Nous sommes finalement revenus à la compagnie en fin d’après-midi après une belle journée de travail sur la route.
Et voilà mon histoire. Ce serait bien de pouvoir plus facilement échanger de telles expériences entre camionneurs Européens et Québécois.



