Le manque de main-d’oeuvre qui affecte le secteur du transport routier de marchandises n’est pas le seul responsable des problématiques d’approvisionnements vécues par les stations d’essence nuance l’Association du camionnage du Québec (ACQ).

«Certes, l’industrie manque de chauffeurs, mais ça n’explique pas tout !  Actuellement, les effectifs sont au maximum sur la route et même si l’industrie n’était pas touchée par une pénurie, tous les camions disponibles sont sur la route. Les carnets de commandes pour les nouvelles acquisitions prévoient des délais allant à 2022 et pour ce qui est des achats de pièces cela représente des mois. Les problèmes de logistique et de planification d’approvisionnement ont également un rôle à jouer dans cette pénurie. Les pétrolières ont vu leurs ventes facilement doubler depuis trois semaines. Cette soudaine hausse de la demande, que personne n’avait pu prévoir, affecte autant les pétrolières que les autres industries (plein air, quincaillerie, immobilier, etc.), prises de court par les comportements parfois imprévisibles des consommateurs pendant cette pandémie», explique Marc Cadieux, président-directeur général de l’ACQ en rappelant que l’organisme adresse depuis 2015  le renouvellement de la main-d’œuvre de l’industrie via une campagne de promotion.

À propos de l’Association du camionnage du Québec 

L’ACQ regroupe des transporteurs publics et privés et des fournisseurs de produits et services de l’industrie québécoise du camionnage. Avec un parc de plus de 20 000 véhicules, elle représente 75 % des détenteurs de flottes de cinq véhicules et plus. Au Québec, l’industrie génère un revenu de près de 7,6 milliards de dollars.