- lun. 6 juil. 2009 17:08
#217846
Les chauffeurs de Robert Transport vont rouler les fesses serrées!!!
http://lejournaldequebec.canoe.ca/journ ... 35747.html
http://lejournaldequebec.canoe.ca/journ ... 35747.html
Journal de Québec a écrit :Le président du groupe de transport Robert, à Saint-Nicolas, aurait voulu que les gouvernements du Québec et de l’Ontario soient encore plus sévères en imposant des limiteurs de vitesse aux poids lourds à 100 km/h au lieu de 105 km/h.
Le groupe Robert a été un des pionniers de la réduction de la vitesse. Les quelques 1 000 camions de son parc sont tous « barrés » à 100 km/h depuis plus de 25 ans. « On est à 100 km/h chez nous depuis plusieurs années. Moi, j’aurais souhaité qu’ils soient limités à 100 et non à 105. Les lamentations de ceux qui disent qu’ils ne peuvent plus aller à 120, je ne comprends pas! a martelé Claude Robert.
« Quand on regarde l’état de l’industrie… quiconque me dit qu’il roule à 80 milles à l’heure aux États-Unis, il a un problème entre le siège puis le volant. Pour chaque mille en haut de 60 milles à l’heure, vous perdez environ 2 % d’efficacité pour l’économie de carburant », plaide l’homme d’affaires qui fait fi des critiques et des insultes de ses concurrents.
« Je reçois toutes sortes d’appels de gens qui disent que je suis un malade, un si et un ça, ça ne me dérange pas. On se fait appeler au C.B. et on se fait dire des bêtises parce qu’on ne va pas assez vite », a-t-il confié.
Un de ses chauffeurs abonde dans le même sens. « Ça chiale tout le temps, il y a toujours des insatisfaits. Il y en a aussi qui se plaignent qu’aux États-Unis, ils peuvent rouler plus vite et qu’ici ils ne pourront pas. Il y en a par contre qui ont eu le truc de leur fournisseur pour le déprogrammer quand ils vont aux États-Unis », a fait savoir Jean-Louis Messier.
Projet pilote
Deux cent cinquante camions du parc du groupe Robert seront bientôt équipés d’un dispositif de télémétrie permettant de suivre en temps réel leur consommation de carburant et le comportement de ceux qui ont le pied plus pesant. Quand on consomme 100 millions de litres par année, l’économie potentielle peut devenir appréciable.
« Ça nous permet d’évaluer les chauffeurs qui sont plus marginaux et de leur donner des conseils », a fait remarquer Claude Robert, qui croit possible d’atteindre des économies d’essence de 20 % avec le nouveau logiciel de collecte de données.
Les accélérations, la vitesse moyenne, les freinages et d’autres aspects comme « la façon d’attaquer les côtes » seront évalués. « Avec des chauffeurs, on a réussi à passer de 4,5 milles à 5,5 milles au gallon juste en changeant les comportements », a précisé M. Robert. Ottawa a versé 500 000 $ pour ce projet.

