- lun. 9 juin 2008 13:33
#161652
Le lundi 09 juin 2008
Les routiers européens protestent contre le carburant cher
Photo AFP
Agence France-Presse
Madrid
Les camionneurs européens sont entrés en rébellion lundi contre le gazole cher, avec des barrages filtrants et opérations escargot en Espagne, au Portugal et en France, pour obtenir des aides gouvernementales, prenant le relais des pêcheurs.
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Les points noirs sur le réseau routier espagnol sont multipliés lundi tout au long de la journée, à Madrid, Barcelone ou Valence, les trois premières villes du pays, en raison d'opérations escargot par les routiers protestataires.
Des camionneurs ont parallèlement bloqué le trafic poids lourds aux deux grands points de passage entre l'Espagne et la France, en Catalogne au col du Perthus et au Pays Basque à Biriatou, créant des kilomètres de files de camions dans les deux sens, mais tout en laissant circuler les voitures.
Cet appel à la «grève illimitée» de la Fenadismer, le deuxième syndicat espagnol de transporteurs routiers, a été confirmé dans la journée, après une réunion avec le gouvernement.
«La Fenadismer maintient la grève nationale» a indiqué l'organisation, estimant «peu nombreuses et insuffisantes» les mesures proposées par le gouvernement.
L'organisation qui affirme représenter 70 000 camions sur un total de 381 000 en Espagne a appelé à poursuivre de manière «pacifique» le mouvement de protestation, alors que des incidents se sont produits entre grévistes et non grévistes, à la frontière avec la France.
La Fenadismer réclame l'instauration d'un tarif plancher pour le transport de marchandises et une réforme de la fiscalité des carburants pour les professionnels de la route.
L'appel à la grève commence à provoquer des problèmes d'approvisionnement pour les stations services du pays, a dit à l'AFP une représentante de la profession.
En France, la grogne des routiers s'est concentrée dans le sud-ouest avec, outre les actions aux frontières avec l'Espagne, une trentaine de kilomètres de bouchons recensés en cours de journée autour de Bordeaux en raison d'opérations escargot.
«Nous demandons des mesures immédiates» comme «le gazole à 98 centimes le litre, l'étalement des charges», a dit à l'AFP Jean-Pierre Morlin, président l'OTRE-Aquitaine, organisation qui revendique 4.500 PME françaises du transport routier.
Au Portugal, les transporteurs ont mis en place des barrages filtrants pour empêcher la circulation des poids-lourds, avec l'objectif de «paralyser» le pays.
Le mouvement a été décidé par des patrons indépendants contre l'avis de leur propre fédération et le syndicat des chauffeurs salariés s'est élevé contre cette grève illimitée, dénonçant une prise en otage des chauffeurs par le patronat.
Le ministre portugais des Transports Mario Lino devait recevoir lundi en fin d'après-midi les représentants des patrons transporteurs pour «trouver des solutions».
Les transporteurs portugais, la plupart indépendants ou patrons de très petites entreprises, réclament un «gazole professionnel» avec des taxes abaissées.
La grogne des routiers du sud de l'Europe intervient après un mouvement de protestation similaire chez les pêcheurs.
En Espagne, les patrons pêcheurs poursuivent une «grève illimitée» entamée le 30 mai à l'appel de la principale organisation patronale, Cepesca.
«Pratiquement tous les ports d'Espagne sont à l'arrêt», a assuré à l'AFP le secrétaire général de la Cepesca, Javier Garat qui déplore l'absence de réponse du gouvernement face aux revendications des pêcheurs.
Des mouvements similaires de pêcheurs en France et au Portugal, ont pris fin ces derniers jours après l'annonce d'aides gouvernementales.
Les routiers européens protestent contre le carburant cher
Photo AFP
Agence France-Presse
Madrid
Les camionneurs européens sont entrés en rébellion lundi contre le gazole cher, avec des barrages filtrants et opérations escargot en Espagne, au Portugal et en France, pour obtenir des aides gouvernementales, prenant le relais des pêcheurs.
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Des camionneurs ont parallèlement bloqué le trafic poids lourds aux deux grands points de passage entre l'Espagne et la France, en Catalogne au col du Perthus et au Pays Basque à Biriatou, créant des kilomètres de files de camions dans les deux sens, mais tout en laissant circuler les voitures.
Cet appel à la «grève illimitée» de la Fenadismer, le deuxième syndicat espagnol de transporteurs routiers, a été confirmé dans la journée, après une réunion avec le gouvernement.
«La Fenadismer maintient la grève nationale» a indiqué l'organisation, estimant «peu nombreuses et insuffisantes» les mesures proposées par le gouvernement.
L'organisation qui affirme représenter 70 000 camions sur un total de 381 000 en Espagne a appelé à poursuivre de manière «pacifique» le mouvement de protestation, alors que des incidents se sont produits entre grévistes et non grévistes, à la frontière avec la France.
La Fenadismer réclame l'instauration d'un tarif plancher pour le transport de marchandises et une réforme de la fiscalité des carburants pour les professionnels de la route.
L'appel à la grève commence à provoquer des problèmes d'approvisionnement pour les stations services du pays, a dit à l'AFP une représentante de la profession.
En France, la grogne des routiers s'est concentrée dans le sud-ouest avec, outre les actions aux frontières avec l'Espagne, une trentaine de kilomètres de bouchons recensés en cours de journée autour de Bordeaux en raison d'opérations escargot.
«Nous demandons des mesures immédiates» comme «le gazole à 98 centimes le litre, l'étalement des charges», a dit à l'AFP Jean-Pierre Morlin, président l'OTRE-Aquitaine, organisation qui revendique 4.500 PME françaises du transport routier.
Au Portugal, les transporteurs ont mis en place des barrages filtrants pour empêcher la circulation des poids-lourds, avec l'objectif de «paralyser» le pays.
Le mouvement a été décidé par des patrons indépendants contre l'avis de leur propre fédération et le syndicat des chauffeurs salariés s'est élevé contre cette grève illimitée, dénonçant une prise en otage des chauffeurs par le patronat.
Le ministre portugais des Transports Mario Lino devait recevoir lundi en fin d'après-midi les représentants des patrons transporteurs pour «trouver des solutions».
Les transporteurs portugais, la plupart indépendants ou patrons de très petites entreprises, réclament un «gazole professionnel» avec des taxes abaissées.
La grogne des routiers du sud de l'Europe intervient après un mouvement de protestation similaire chez les pêcheurs.
En Espagne, les patrons pêcheurs poursuivent une «grève illimitée» entamée le 30 mai à l'appel de la principale organisation patronale, Cepesca.
«Pratiquement tous les ports d'Espagne sont à l'arrêt», a assuré à l'AFP le secrétaire général de la Cepesca, Javier Garat qui déplore l'absence de réponse du gouvernement face aux revendications des pêcheurs.
Des mouvements similaires de pêcheurs en France et au Portugal, ont pris fin ces derniers jours après l'annonce d'aides gouvernementales.
