Voici les explications du chaos expliquées par un expert qui abonde dans notre sens mais qui n ous informe du Pourquoi...
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Déneigement
«C'est le bordel!» - Richard Vanier, ex-directeur des travaux publics de la Ville
André Beauvais
Le Journal de Montréal
21/12/2007 06h27 - Mise à jour 21/12/2007 13h00
Certains propriétaires de véhicule tout terrain n’hésitent pas à escalader les congères.
Photo Catherine Lefebvre
Richard Vanier, qui a été directeur des travaux publics de la Ville de Montréal et responsable du déneigement de 1974 à 1987, affirme que la Ville a perdu le contrôle du déneigement et qu'elle se doit de le récupérer rapidement.
Lui qui a vu neiger à Montréal, et plus d'une fois, parle de «bordel et de tour de Babel » pour décrire la situation du déneigement ces jours-ci dans les rues de Montréal.
Dans une entrevue au Journal de Montréal, il soutient qu'«une seule solution s'impose, soit de faire du déneigement un service corporatif à la grandeur de la Ville et de le confier à une seule direction».
M. Vanier pense que la Ville devrait agir comme elle le fait avec la police et les pompiers, «avoir une organisation, une direction et une équipe pour le déneigement».
Il croit que la Ville devrait, «comme on le faisait dans le temps», nettoyer rapidement et proprement toutes les entrées aux nombreux ponts de Montréal.
«Et les grandes artères nord-sud et estouest étaient nettoyées rapidement d'un bout à l'autre et non en séquences, comme actuellement», explique Richard Vanier.
Le cas De Lorimier
Hier encore, d'ailleurs, l'avenue De Lorimier, sur toute sa longueur, était peu, très peu ou beaucoup dégagée selon les arrondissements qu'elle traverse. Exemple qui s'applique aussi à plusieurs autres artères importantes de la métropole.
Richard Vanier estime que l'administration de Montréal a confié à un homme très compétent et expérimenté, Yves Girard, la mission de coordonner le déneigement entre les arrondissements, «mais la Ville ne lui donne aucune autorisation pour modifier les plans là où serait utile de le faire».
«Il ne peut accomplir de miracles et la situation affecte de plus en plus l'économie de Montréal», dit-il.
Une seule direction
«C'était plus facile et plus efficace dans ces années-là, parce qu'il y avait une seule direction et non pas 19 comme c'est le cas présentement dans les 19 arrondissements.»
M. Vanier, qui a travaillé sous les administrations Drapeau-Niding et Drapeau-Lamarre, reconnaît lui aussi qu'il y a plus d'autos aujourd'hui dans les rues de Montréal et qu'il ne faut pas s'attendre à des miracles, «surtout avec une direction à 19 têtes»!
Avant la grande fusion de 2002, le gouvernement du Québec l'avait nommé au Comité de transition pour préparer la structure de la grande ville à créer. «Nous avions prévu un seul service des travaux publics, mais quand j'ai vu la création de 19 arrondissements, j'ai compris que qu'on allait édifier une tour de Babel», conclut-il.
50% des rues de la Ville de Montréal avaient été déneigées en fin de soirée hier.