Simon Giguère
Publié : mer. 7 févr. 2007 11:01
Aujourd’hui tout près de mon conteneur, où sont habituellement déposés les déchets gît une masse, un corps enveloppé de plusieurs couvertures pâles. Ce que j’éprouve sur le coups est plutôt difficile à définir. Toutefois, je ressens sa solitude, son abandon à la vie….Son regard est plongé sur une route sans issus. Il regarde le ciel sans broncher, il marmonne à son copain imaginaire en attendant sa prochaine réplique. Pour cet homme, la chandelle de la vie a presque toute brûlée…Ce clochard, nous le connaissons, je suis presque certain de savoir son nom au complet. Il était à la même école que moi au primaire. Mais les années ont creusé de nombreux traits dans son visage, ce qui me rend douteux.
Je repris mon chemin et le laissai avec les quelques trouvailles prises à l’intérieur de mes sacs que je dois maintenant lancer dans mon camion à ordures.
Lorsque soudain…..
Deux abrutis arrivent en courant, l’un deux marmonne deux ou trois syllabes à peine perceptible et vlan ! Bing! Bang! Ils balancent de grands coups de pieds au clochard. Je n’en reviens pas ! Je rêve ! Je suis à la fois dévasté et apeuré. Le vent a soudainement arrêté de souffler pour ce clochard, il a de la difficulté à respirer. Je dois l’aider, faire quelque chose, À pas de course, je fonce sur l’individu et lui balance un coup fort et précis. Il tombe lourdement au sol. Le clochard se ressaisit et s’assoit dans le coin tout ensanglanté. Son regard est vide. Du coin de l’œil, je surveille le malfrat immobile au sol pendant que son complice fuit à grande pompe…J’ai toujours cette peur des armes blanches, ou autres engins qui peuvent vous conduire au ciel. Je privilégie la bonne conduite avant l’auto-défense, mais là, il s’agissait d’une vie humaine.
Au même moment, les sirènes d’autos patrouilles perçaient le ciel. Il y avait attroupement. Quatre gros gaillards m’empêchaient de filer et certains me criaient des injures. Je pris donc un long moment à regarder le clochard avec son linge souillé. À ma gauche et à grande surprise, le malfrat se mit en convulsion, un filet de bave coulait sur ses joues. « Dieu ! J’espère que je ne l’ai pas tué ! » Pour une des rares fois, ma bonne conscience et mon sentiment d’entraide allient me coûter cher. J’aurais donné n’importe quoi pour que cela ne soit jamais arrivé.
À l’arrivée des policiers, je fus mis en état d’arrestation, le voyou fût amené en ambulance et le clochard, bien que amoché, décida de rester sur place. Pendant cette longue course vers le commissariat, un message radio me confirma que le voyou avait subit une crise d’épilepsie, ce qui m’enleva une tonne de briques sur les épaules.
Au poste de police 45 de la ville de Montréal, l’agent enquêteur me posa la première question….
- Votre nom S.V.P
-
- Mon nom c’est Simon Giguère !
Stéphane Dumas(tonton-fm)
Je repris mon chemin et le laissai avec les quelques trouvailles prises à l’intérieur de mes sacs que je dois maintenant lancer dans mon camion à ordures.
Lorsque soudain…..
Deux abrutis arrivent en courant, l’un deux marmonne deux ou trois syllabes à peine perceptible et vlan ! Bing! Bang! Ils balancent de grands coups de pieds au clochard. Je n’en reviens pas ! Je rêve ! Je suis à la fois dévasté et apeuré. Le vent a soudainement arrêté de souffler pour ce clochard, il a de la difficulté à respirer. Je dois l’aider, faire quelque chose, À pas de course, je fonce sur l’individu et lui balance un coup fort et précis. Il tombe lourdement au sol. Le clochard se ressaisit et s’assoit dans le coin tout ensanglanté. Son regard est vide. Du coin de l’œil, je surveille le malfrat immobile au sol pendant que son complice fuit à grande pompe…J’ai toujours cette peur des armes blanches, ou autres engins qui peuvent vous conduire au ciel. Je privilégie la bonne conduite avant l’auto-défense, mais là, il s’agissait d’une vie humaine.
Au même moment, les sirènes d’autos patrouilles perçaient le ciel. Il y avait attroupement. Quatre gros gaillards m’empêchaient de filer et certains me criaient des injures. Je pris donc un long moment à regarder le clochard avec son linge souillé. À ma gauche et à grande surprise, le malfrat se mit en convulsion, un filet de bave coulait sur ses joues. « Dieu ! J’espère que je ne l’ai pas tué ! » Pour une des rares fois, ma bonne conscience et mon sentiment d’entraide allient me coûter cher. J’aurais donné n’importe quoi pour que cela ne soit jamais arrivé.
À l’arrivée des policiers, je fus mis en état d’arrestation, le voyou fût amené en ambulance et le clochard, bien que amoché, décida de rester sur place. Pendant cette longue course vers le commissariat, un message radio me confirma que le voyou avait subit une crise d’épilepsie, ce qui m’enleva une tonne de briques sur les épaules.
Au poste de police 45 de la ville de Montréal, l’agent enquêteur me posa la première question….
- Votre nom S.V.P
-
- Mon nom c’est Simon Giguère !
Stéphane Dumas(tonton-fm)