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Affaire Mario Plourde: la plupart des prêteurs remboursés

Publié : jeu. 4 févr. 2010 13:27
par Benoit
(Saint-Hubert) La majorité des 56 particuliers et trois entreprises qui ont prêté 307 000 $ au camionneur Mario Plourde pour payer la caution qui lui a permis de sortir de prison ont été remboursés. C'est M. Plourde lui-même qui s'est occupé de la distribution.

«Je tenais à leur remettre leur argent moi-même, en mains propres, afin de les remercier pour ce qu'ils ont fait pour moi. Ils m'ont fait confiance et, sans eux, j'aurais passé beaucoup plus de temps en prison», explique-t-il.


Lorsque joint à sa résidence de Saint-Hubert, mardi en soirée, il restait encore quelques chèques à distribuer. «Je dois prendre le temps de visiter tout le monde, il y en a beaucoup et ils sont situés un peu partout sur le territoire.»


Pour Claude Boucher, le beau-frère de M. Plourde, qui s'est occupé du volet des prêts dans cette affaire, le dossier est fermé. «Les chèques ont tous été émis. Ils pourront être échangés le 27 février, à cause de considérations techniques entre les institutions financières canadiennes et américaines», explique-t-il.


Quant aux dons en argent qui avaient été faits pour venir en aide au camionneur et à sa famille et qui étaient sous la responsabilité du curé de Saint-Hubert, M. Plourde explique que l'argent qui reste sera remis à une firme comptable.


«Lorsque nous aurons le décompte exact, nous déciderons de ce que nous en ferons, mais je crois qu'il n'en reste pas beaucoup.»


L'État du Maryland avait puisé 15 000 $ à même l'argent prêté pour payer la caution. M. Plourde insiste pour préciser qu'il a remboursé ce montant lui-même et ne l'a pas puisé à même les dons de la population.


Mario Plourde a plaidé coupable en février 2009 à deux chefs d'accusation non criminelle de conspiration de possession de stupéfiants avec l'intention de distribuer (marijuana et ecstasy) aux États-Unis. Il a écopé d'une probation de trois ans et d'une amende de 15 000 $.


L'homme qui a toujours clamé son innocence avait expliqué au Soleil avoir plaidé coupable parce qu'il n'avait pas les moyens de se défendre, d'autant plus qu'un procès aux États-Unis aurait pu s'étendre sur plusieurs années et qu'il aurait dû demeurer incarcéré durant toute la durée des procédures.



Source: Le Soleil