encore les journalistes....
Publié : lun. 21 avr. 2008 19:30
j ai pris ca sur radio-canada.on se fait encore une fois de plus caler....
Camionnage: Des permis pesants
2008-04-21 18:19:37
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La télévision de Radio-Canada apprend que le ministère des Transports vend des permis de surcharge pour les poids lourds, même en période de dégel, pendant laquelle la route est dans un état fragile.
Le ministère des Transports semble déroger à sa règle de réduire, le printemps venu, les charges des véhicules lourds. L'objectif est d'éviter la dégradation des routes, qui sont très fragiles en cette période de l'année.
L'émission Enquête de la télévision de Radio-Canada a en effet appris que le ministère des Transports vend des permis de surcharge aux propriétaires de poids lourds, ce que certains appellent des « permis de détruire » les routes. Québec permet ainsi à plusieurs camions d'être plus lourds à longueur d'année, et ce, grâce à des permis spéciaux.
Un permis pour détruire?
Ces dérogations permettent aux compagnies de transporter de 2000 à 5000 kilogrammes de plus que la limite permise. Régis Francoeur, lui-même camionneur, y voit une aberration.
L'émission Enquête a appris que 12 400 véhicules lourds, soit le quart des camions de trois essieux et plus qui circulent au Québec, possédaient ces permis de surcharge. Certains de ces permis sont même valides en période de dégel, période pendant laquelle l'état des routes est fragile.
CAA-Québec est scandalisé par cette histoire, d'autant plus que le réseau routier est en mauvais état. Québec avait du reste annoncé récemment qu'il faudrait dépenser 2,7 milliards de dollars au cours de la prochaine année pour y remédier.
« On se tourne de bord et, dans une proportion assez appréciable de cas, on émet des permissions spéciales pour finalement détruire les infrastructures », dit Sophie Gagnon, de CAA-Québec.
En revanche, le ton n'est pas à l'inquiétude à Québec, qui défend ces permis attribués à la machinerie lourde, aux transporteurs de bois et de pétrole. Le ministère des Transports précise que ces camions transportent aussi des éoliennes.
Des prix dérisoires pour des surcharges de taille
« Ce sont des permis délivrés à des véhicules expérimentaux par exemple », affirme Gervais Corbin, de Transports Québec, qui vend ces permis 600 $ maximum par année aux entreprises de camionnage.
Jean-Louis Sasseville, un scientifique, croit qu'il faudrait vendre beaucoup plus cher ces permis. « Les véhicules très lourds causent plus de dommages que les coûts qui sont tarifés pour obtenir les permis », fait-il remarquer.
Transports Québec étudie la possibilité d'aller dans cette direction.« [...] C'est d'avoir des coûts qui représentent le plus possible les dommages réels qui sont causés aux infrastructures routières », explique Gervais Corbin.
Cela peut-il avoir pour effet de hausser considérablement le coût de certains permis? « Dans certains cas, oui », répond-il.
Évidemment, l'Association du camionnage, qui est un lobby puissant au Québec, ne voit pas ce projet d'un très bon oeil. Elle promet de peser de tout son poids pour forcer le ministère des Transports à renoncer à une hausse des prix des permis de surcharge.
Camionnage: Des permis pesants
2008-04-21 18:19:37
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La télévision de Radio-Canada apprend que le ministère des Transports vend des permis de surcharge pour les poids lourds, même en période de dégel, pendant laquelle la route est dans un état fragile.
Le ministère des Transports semble déroger à sa règle de réduire, le printemps venu, les charges des véhicules lourds. L'objectif est d'éviter la dégradation des routes, qui sont très fragiles en cette période de l'année.
L'émission Enquête de la télévision de Radio-Canada a en effet appris que le ministère des Transports vend des permis de surcharge aux propriétaires de poids lourds, ce que certains appellent des « permis de détruire » les routes. Québec permet ainsi à plusieurs camions d'être plus lourds à longueur d'année, et ce, grâce à des permis spéciaux.
Un permis pour détruire?
Ces dérogations permettent aux compagnies de transporter de 2000 à 5000 kilogrammes de plus que la limite permise. Régis Francoeur, lui-même camionneur, y voit une aberration.
L'émission Enquête a appris que 12 400 véhicules lourds, soit le quart des camions de trois essieux et plus qui circulent au Québec, possédaient ces permis de surcharge. Certains de ces permis sont même valides en période de dégel, période pendant laquelle l'état des routes est fragile.
CAA-Québec est scandalisé par cette histoire, d'autant plus que le réseau routier est en mauvais état. Québec avait du reste annoncé récemment qu'il faudrait dépenser 2,7 milliards de dollars au cours de la prochaine année pour y remédier.
« On se tourne de bord et, dans une proportion assez appréciable de cas, on émet des permissions spéciales pour finalement détruire les infrastructures », dit Sophie Gagnon, de CAA-Québec.
En revanche, le ton n'est pas à l'inquiétude à Québec, qui défend ces permis attribués à la machinerie lourde, aux transporteurs de bois et de pétrole. Le ministère des Transports précise que ces camions transportent aussi des éoliennes.
Des prix dérisoires pour des surcharges de taille
« Ce sont des permis délivrés à des véhicules expérimentaux par exemple », affirme Gervais Corbin, de Transports Québec, qui vend ces permis 600 $ maximum par année aux entreprises de camionnage.
Jean-Louis Sasseville, un scientifique, croit qu'il faudrait vendre beaucoup plus cher ces permis. « Les véhicules très lourds causent plus de dommages que les coûts qui sont tarifés pour obtenir les permis », fait-il remarquer.
Transports Québec étudie la possibilité d'aller dans cette direction.« [...] C'est d'avoir des coûts qui représentent le plus possible les dommages réels qui sont causés aux infrastructures routières », explique Gervais Corbin.
Cela peut-il avoir pour effet de hausser considérablement le coût de certains permis? « Dans certains cas, oui », répond-il.
Évidemment, l'Association du camionnage, qui est un lobby puissant au Québec, ne voit pas ce projet d'un très bon oeil. Elle promet de peser de tout son poids pour forcer le ministère des Transports à renoncer à une hausse des prix des permis de surcharge.